Moussa SAMAROU, Coordonnateur du PFNL au Togo

Globalement, on retient que la vente du supplément des PFNL permet aux ruraux de se procurer des revenus nécessaires pour faire face à différentes obligations sociales (scolarisation des enfants, l’habillement, les financements de certains évènements heureux ou malheureux, l’acquisition de certains biens de valeur).

Au Togo, les PFNL constituent non seulement une source alimentaire de première nécessité pour les communautés locales, mais font également l’objet d’un commerce international et contribuent de manière significative à l’économie du pays.

Togo à un fort potentiel

L’étude révèle que les écosystèmes forestiers du Togo regorgent d’importantes espèces pourvoyeuses de PFNL à l’usage des populations.

Une centaine d’espèces végétales spontanées ou plantées sont utilisées par les communautés sur l’ensemble du territoire national de différentes manières notamment alimentaire, médicinale et artisanale.

Ils sont plus d’une dizaine à faire objet de transformation mais les plus essentiels sont le Néré (transformé pour obtenir la moutarde), le Karité (pour obtenir le beurre de karité), le tamarin (pour le jus de tamarin), le baobab (pour ses feuilles, ses graines et jus de baobab, Margousier (pour sa graine et l’huile de Neem), le Mellifera (pour le Miel) et le Moringa (pour obtenir de la poudre, de l’huile).

Les acteurs concernés sont les ménages ruraux, les transformatrices et puis les commerçants et les différents acteurs techniques au niveau de l’Etat et des partenaires qui contribuent au renforcement des capacités des producteurs.

S’il est indéniable que ces produits jouent un rôle important et contribuent à la création de la richesse et d’emplois aux populations, l’étude déplore qu’ils ne soient pas appréciés à leur juste valeur dans les initiatives de gestion des ressources naturelles.

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Des recommandations ont été alors formulées à l’endroit de tous les acteurs.

D’abord, les décideurs. L’étude pense qu’il serait nécessaire que les décideurs portent plus de regards à l’amplification de la valorisation et de la modernisation de ces filières.

Ensuite, les bailleurs. Le Fonds vert pour le climat et les autres mécanismes de financement constituent des opportunités de financement pour la promotion des PFNL afin de renforcer la résilience et l’amélioration du bien-être des communautés les plus vulnérables.

Enfin à l’endroit des producteurs. L’étude suggère que pour une meilleure valorisation des produits forestiers non ligneux, les acteurs des filières des PFNL devront s’organiser en des Groupes d’intérêt économique (GIE).

Pour un écoulement des PFNL transformés, les unités de transformation devront pratiquer les bonnes pratiques de transformation et de conditionnement et aller vers la certification des produits pour une meilleure compétitivité des PFNL.

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