Ces derniers ont le choix entre attendre l’Etat laissant leurs enfants aller fréquenter dans les localités voisines, ou se mettre pour leur propre compte et créer des initiatives scolaires puis demander si possible l’appui de l’Etat.

Les habitants de Teheza dans le centre-Est du Togo n’ont pas préféré attendre l’Etat. Ils ont mis en place un CEG dans la localité avec l’accord favorable de l’Etat. Seulement le cadre éducatif laisse à désirer.

Les bâtiments sont construits  en partie avec la terre battue et le reste est complété par des pailles. Le CEG composé des classes de 6e, 5e, 4e et 3e ne reçoit en son sein que les classes de 6e et 4e.

Les deux classes restantes sont empruntées au niveau du cours primaire. Autrement dit, il faut commencer la 6e sous les pailles, retourner au primaire faire la 5e, revenir sous les pailles en 4e et finir avec de bons souvenirs au primaire avec la classe de troisième.

Avec ce cadre éducatif, plus question d’évaluer le corps enseignant dont certains sont pris en charge par les parents d’élèves.

Le CEG Teheza compte plus de 100 élèves. Cette année l’école présentera 38 élèves à l’examen du Brevet d’enseignement premier cycle (BEPC).

A l’instar du CEG Teheza, l’état et les conditions de plusieurs centres d’éducation ne facilitent pas l’éducation de la relève du Togo.

Le cadre éducatif togolais reste encore à renforcer. Si dans les villes, ce cadre est marqué par des effectifs pléthoriques, dans les milieux reculés, c’est en même temps l’effectif, les bâtiments et la disponibilité du corps enseignant qui s’accumulent souvent pour constituer un obstacle à l’évolution dans les études des enfants du milieu. 

 

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