Savoir pour mieux choisir

Si vous êtes au Togo, adressez-vous directement à l’ANPGF, PASA et MIFA qui sont tous des instruments de financement opérationnels mais avec des fonctionnements différents.

Saviez-vous que l’ANPGF a un portefeuille de 3,4 milliards pour l’agriculture ?

L’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI (ANGPF) a pour mission d’encadrer et de promouvoir les PME/PMI pour contribuer à travers des appuis financiers et non financiers à l’éradication du chômage notamment celui des jeunes.

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"Notre portefeuille de financement s’élève à 5,6 milliards F.cfa dont 3,4 milliards F.cfa au secteur agricole ce qui représente 62% à travers la garantie des concours bancaires, le financement VIF et le financement participatif", dévoile Bella DOGBE, Analyste financier chargée de l’encadrement des entreprises à l’ANPGF.

Déterminée à œuvrer pour l’éclosion du secteur agricole, clé de la croissance économique, l’ANPGF projette la création d’une unité de provenderie industrielle estimée à 1. 500. 000. 000 de Franc CFA avec une capacité de production de 5 tonnes par heure.  

Avec PASA, on peut obtenir au moins 3,5 millions F.cfa 

Le Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) quant à lui, vise à renforcer les capacités productives et créer un environnement propice au développement du secteur agricole au Togo.

Il intervient dans la promotion des cultures vivrières, des cultures d’exportation notamment le café, le coton et le cacao dans le domaine de la pisciculture et dans le sous-secteur de l’élevage des petits ruminants et des volailles.

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Il a deux services financiers. Il s’agit du fonds compétitif et du fonds de garantit.

D’une valeur maximale de 3,5 millions, le fonds compétitif est une compétition de projet ouvert à toute entreprise légalement établie avec une expérience de trois ans dans le domaine des cultures vivrières et d’exportation, la pisciculture, l’élevage des petits ruminants et de volailles à caractère commerciaux.

Alors que le fonds de garantie vise à faciliter l’accès de crédit au monde rural.

"Il est essentiellement destiné aux ESOP, aux PME/PMI et aux promoteurs intervenant dans la chaîne de valeur dont les projets coûtent 5 à 50 millions de Franc CFA", explique Yaosse Gbehosso, responsable en charge du suivi évaluation du PASA.

MIFA  ou le principe du soit ‘on gagne ou on coule ensemble !’ 

Contrairement à l’ANPGF et le PASA, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) est fondé sur le partage de risque.

C’est est une structure publique à caractère économique et sociale appelée à durée dans le temps.

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"Le MIFA ne distribue pas de l’argent. Nous travaillons à ce que les banques sortent leur argent pour financer le secteur agricole. Et nous commençons par le marché. Parce que nous savons que grâce au marché, nous pouvons rassurer les banques pour obtenir leur soutien et leur accompagnement au profit des producteurs", recadre Rachid DARAGO, représentant du MIFA.

Savoir où investir enfin !

Dans cette mission, le patronat prend le leadership et sort un guide qui expose les potentialités d’investissement dans l’agriculture togolaise.

Les différents panélistes

"Malgré ses performances, l’agriculture togolaise ne suscite pas suffisamment d’investissements privés. Les nouvelles opportunités d’investir dans ce secteur ne sont pas connues par les opérateurs économiques", note Pitcholo Passama, agroéconomiste et représentant du Conseil National du Patronat (CNP-Tgo).

Le Togo dispose encore de 2,2 millions d’hectares non cultivées avec une bonne répartition pluviométrique (800 à 1200mm d’eau par an) et un capital humain dynamique, jeune et qualifié pour un potentiel de marché local des produits agricoles.

La transformation des produits est presque négligeable.  Le taux de couverture nationale pour les besoins en produits halieutiques par exemple est estimé à 27,33%. Décidez donc !

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