Noël Koutéra Bataka, ministre togolais en charge de l'agriculture

Les proches témoignent à agridigitale, un "travailleur infatigable" qui peut faire des descentes inopinées sur le terrain à tout moment, à n’importe quel point du terroir, sans prévenir à l’avance.   

"Il faut être toujours sur le qui-vive car à tout moment il peut débarquer et demander les résultats. C’est un véritable empire agricole qu’il est en train de bâtir axé sur les chaînes de valeur", soulignent certains fonctionnaires de son cabinet.

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Interrogé à la fin des travaux du premier Forum Economique Togo-Union Européenne, M. Bataka promet un avenir radieux aux acteurs de son secteur.

"Le secteur a eu beaucoup d’écoute. Et à travers toutes les rencontres que nous avons eues, nous pouvons vous rassurer que l’avenir est prometteur pour le secteur agricole togolais. J'en suis absolument sûr et certain', confie Noël Koutéra Bataka, ministre en charge de l’agriculture.

Pour illustrer sa promesse, il annonce dans la foulée qu’une entreprise Allemande a décidé d’investir dans l’achat des matières premières agricoles biologiques telles que le sésame, le beurre de karité, le gingembre pour les transformer localement.

"On a également d’autres opérateurs qui veulent investir dans l’installation des serres. Nous avons aussi un togolais basé au Royaume-Uni qui veut installer des unités pour transformer les fruits et légumes en smoothie. Pour ce dernier, nous sommes en train de travailler à pouvoir mobiliser des ressources auprès des banques telles que la BAD, la BOAD pour installer cette usine", énumère le ministre qui au cours de ce forum, a partagé avec les investisseurs et les jeunes entrepreneurs Togolais le plan stratégique de développement des agropoles.

"Le gouvernement a identifié dix zones sur l’ensemble du territoire. Sur ces zones, il va y avoir des infrastructures pour faciliter l’installation des usines pour transformer et ajouter de la valeur aux produits agricoles qui y seront cultivés", précise-t-il.

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Pour l’agropole pilote de Kara, il détaille qu’il sera question "de la mise en place des usines dans le parc qui sera aménagé sur une zone de 50 hectares avec des infrastructures de télécommunication, d’électricité et d’eau qui vont permettre aux industriels de pouvoir installer leurs usines pour transformer de la matière première qui viendrait des 130.000ha qui seront aménagés autour de l'agroparc".

"Et sur les 130.000ha, les investisseurs auront l’opportunité d’avoir des barrages pour la culture du riz mais aussi d’accompagner les petits producteurs à cultiver le sésame, de l’anacarde, du maïs, du soja qu’ils pourront racheter pour transformer et revendre sur le marché national et international", expose –t-il.

L’inbox ouvert et très actif sur les réseaux sociaux

Si le forum a permis de mettre en exergue les projets de beaucoup de jeunes entrepreneurs, les faire engager reste un principal challenge.  Sur différentes plateformes WhatsApp surtout dédiées à l’agriculture, le ministre Bataka est l’un des plus actifs.

Il réagit toujours aux doutes et inquiétudes souvent exprimées par les panélistes. Même si, certains n’y trouvent pas satisfaction, la plupart apprécie la proximité dans la démarche communicative et qui permet de mieux cerner la feuille de route gouvernementale vis-à-vis du secteur.

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L’autre particularité, c’est qu’il a son inbox toujours ouvert et prêt à répondre à toute sollicitation afin de mieux améliorer les services offerts par l’Etat aux usagers du monde agricole.

"J’ai toute l’éternité après pour le repos. Pour le moment, il faut transformer 55% de la population togolaise pauvre en riche d’ici 2 ans", confie –t-il. Il a sans doute vite compris les attentes d’un secteur dont il voit l’avenir en rose.

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