Il s’agit notamment de la faiblesse dans la productivité, le manque de savoir-faire dans les techniques agricoles tropicales, l’absence de politiques de promotion de l'innovation agroalimentaire etc.

Aujourd’hui, l’agriculture brésilienne a pris son envol et a connu une croissance spectaculaire au cours des trois dernières décennies à travers le développement et l’utilisation de technologies.

Le Brésil est à ce jour, le troisième exportateur mondial de produits alimentaires derrière les États-Unis et l’Union Européenne (UE).

C'est quoi alors le secret Brésilien ?

A partir des années 70,  le gouvernement s’est beaucoup impliqué dans les  politiques publiques de développement et  dans le financement des entreprises agricoles.

D’ambitieux programmes ont été lancés (PADAP, PRODECER) et pilotés par le groupe CAMPO qui a permis d’obtenir d’impressionnants résultats.

Cas du PRODECER (1979-2001)

Avec un Investissement total de 570 millions de dollars, le programme a permis au groupe CAMPO d'implanter 21 projets agricoles.

Sur la période du projet, 243,200 hectares de terres ont été cultivées avec à la clé,  650.000 tonnes de production annuelle avec en moyenne 758 agriculteurs créant près de 20 mille emplois.

En termes de superficies irriguées, on dénombre 16.182 hectares ; 337.000 hectares mis en développement et 97.100 hectares reboisés.

"Ces résultats font du Brésil, une référence mondiale dans l’agriculture tropicale à l'heure actuelle", confie Alexandre Trabbold, représentant du groupe CAMPO AFRICA.

Cap sur l’Afrique 

Outre le Brésil, le groupe a dirigé des projets similaires dans plusieurs autres pays d’Afrique.

Il s’agit de la production et commercialisation de céréales en Ouganda ;  production de céréales et traitement de soja en Angola ;  production de céréales pour la chaîne de valeur de volailles au Nigeria ; projet Intégré de Pisciculture du lac Volta au Ghana et dans bien d’autres pays comme le Kenya, la Centrafrique, la Guinée Conakry, la Zambie, etc.

Le Togo, la prochaine destination

Le représentant du Groupe, Alexandre Trabbord est en séjour depuis quelques jours à Lomé et a assisté à Kara au 10ème Forum des paysans du Togo.

A son agenda, il projette rencontrer plusieurs officiels togolais pour exposer les missions de son groupe et surtout, arracher si possible un accord avec le gouvernement togolais, notamment, sur le challenge de former les agriculteurs togolais.

Le groupe Campo Africa entend assurer une formation technique aux jeunes agriculteurs togolais par vague trimestrielle. Une centaine de jeunes professionnels pourrait être formée par trimestre.

Le groupe promet également accompagner le Togo à introduire matières génétiques performantes (différent des OGM), à soutenir l’organisation des chaines de valeur et à la structuration de la commercialisation des produits agricoles. Une très bonne nouvelle que les paysans attendent de tous leurs vœux.

1 Contribution(s)

  1. Yaya Moutaïrou say:

    Un projet tres intéressant et viable si et seulement si les financement sont là et effectifs, sinon l'agriculture peine à prendre élant dans toute l'afrique et surtout au togo

    10/07/2018 17:09:38

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