Noël BATAKA

Noël BATAKA, Coordonnateur du Mécanisme Incitatif du Financement Agricole(MIFA) fondé sur le partage du risque l’a martelé mardi lors d’un panel animé au Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF) sur l’opérationnalisation des chaînes de valeur dans le secteur agricole au Togo.

M. BATAKA a relevé qu’il y a 5 mois de cela  que le Togo a lancé un mécanisme pour structurer les chaînes de valeurs, mobiliser le financement dans le secteur agricole et fournir une assistance aux acteurs.

"La construction des chaînes de valeurs selon le nouveau mécanisme repose sur deux dimensions : les chaînes de valeur agricole et les chaînes de financement agricole",  a-t-il dévoilé.

Il a souligné que partant du marché, le MIFA remplace au Togo, les schémas cloisonnés dont l’échec constaté a découragé les bailleurs de fonds (BAD, BOAD, BIDC).

M. BATAKA a également fait part des premiers résultats du MIFA qui sont très encourageants et a annoncé qu’en 2019, davantage d’attention sera portée au secteur agricole, de la production, à la transformation en passant par la recherche du marché et du financement.

"C’est un mécanisme à succès et nous exhortons les acteurs de la chaîne de valeur à soutenir et accompagner le processus en cours", a-t-il lancé.  

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L'assistance au panel sur la chaîne de valeur

Kodjogan Anani Kpadenou, Ingénieur Agronome et Directeur des filières végétales au ministère chargé de l’agriculture au Togo a pour sa part expliqué que "la chaîne de valeur est matérialisée par une succession d’activités aboutissant à des produits".

Le Directeur du Centre de Recherche Agronomique Zone Forestière de l’ITRA (ITRA/CRAF), Dr Edoh Kokou Adabe ajoute que "pour faciliter la mise en place et la réussite d’une chaîne de valeur agricole, l’agriculture contractuelle est incontournable.

"Des facteurs principaux tels que le type de produits, d’acheteur, du marché, auxquels s’ajoutent le cadre institutionnel, la transparence, la confiance et le bénéfice mutuel sont à considérer", a-t-il précisé.  

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Sur le même panel, Sié Charles KAM, expert en finance inclusive venu du Burkina Faso a partagé l’expérience de Coris Bank en financement de chaîne de valeur agricole.

Il a exposé les diverses approches de financement adoptées par la banque et qui ont contribué à une sécurisation des concours, un accroissement des volumes de crédit et une concertation des acteurs pour capitaliser des acquis.

Selon M. KAM, cette approche adoptée par la banque a abouti à une amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté.

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