L’accès au marché, la mévente, la disponibilité des intrants, l’accès au financement sont entre autres inquiétudes du monde agricole.

Lisez les réactions recueillies ce vendredi par l’envoyé spécial du journal Agridigitale à Kara, Etsri Anani.

BESSI Pagnipatome, semencier du Maïs et du Soja à Adjingré

J'attends que notre situation s'améliore. On n'arrive pas à vendre nos produits. Nous souffrons de la mévente.

Nous achetons les semences de base à 960 F.cfa. C'est trop cher ! Et après, nous sommes suivis par des inspecteurs et nous payons des frais.

Nous payons 30.000 francs sur des parcelles de maïs et 25.000 francs sur les parcelles de soja.

Pour les certifications, nous payons 5000 F.cfa par échantillon; ce qui équivaut à 3 tonnes par reproduction.  Hors la vente ne suit pas. Nous voulons que l'Etat nous trouve le marché.

AGBEDJI Yao Anani, éleveur de volailles et de bétails à Agou Gadzepé, dans le village d'Agbévé

Nous avons des problèmes de financement pour contrôler nos animaux. Quand on amène nos volailles au marché ce n'est pas cher pour nous. On a des difficultés parce que le coût de production est trop élevé.

Quand nous laissons nos animaux se promener, ils détruisent la production des gens, ce qui cause de nombreux problèmes.

Nous sommes obligés de les enfermer et de les nourrir nous-mêmes. Nous espérons qu’à l'issue de ce forum, les coûts de La Provenderie soient réduits.

AMETEPE, Secrétaire Générale de UNICOOPEMA

Au sortir du forum, nous souhaiterions que les crédits de financement promis par l’Etat soient effectifs.

Il faut que les structures soient financées et formées en renforcement de capacité.

Aujourd'hui, nos produits deviennent de plus en plus rares donc il faut faire des recherches à ce niveau pour pouvoir créer des zones de frayage de poissons dans les eaux.

Nous, on attend que nos enfants sortent des universités. Ils sont des docteurs en agronomie, dit-on mais nous n'avons pas un institut ou structure spécialisée dans la pêche.

On souhaiterait qu'il y ait une académie de pêche où des enfants vont aller se spécialiser en pêche.

Nous manquons d'intrants. Nos filés sont vendus par des expatriés. Nous-mêmes, nous n'avons pas nos propres boutiques.

Il faut importer tout cela; l'hameçon, le flotteur, les câlines nous manquent, les machines hors-bord sont vendues par la CFAO. 

Si les acteurs pêche même peuvent acheter venir vendre ses articles de pêches avec un accompagnement de l’Etat et des bailleurs de fonds.

1 Contribution(s)

  1. LANZARE SOKOBILA Soumani say:

    L'agriculture est au cœur du pays

    11/07/2018 13:52:11

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