Koffi Dodji OGNANKITAN

L’initiative de Dodji vise à créer un grand marché national voire régional pour les producteurs du manioc en transformant localement le manioc pour remplacer certains équipements importés de l’étranger.

De manière plus concrète, il s’agit du High Quality Cassava Flower (HQCF), une farine à base du manioc qui peut servir de matière première pour la production des produits pharmaceutiques, de sirops de glucose, des alcools industriels, des produits de boulangerie, d'adhésifs, de diluant pour les colles de contreplaqué et comme source d'amidon dans le calibrage des textiles.

Il projette également recycler les déchets (épluches) du manioc pour produire les champignons comestibles et récupérer les jus d’amidon pour produire l’éthanol", ajoute le jeune promoteur. Du lourd !

"Avec l’usine de transformation, nous allons créer 50 emplois fixes, 60 temporaires et plus de 2000 emplois indirects -producteurs du manioc et service de mécanisation de l’agriculture-", confie –t-il à agridigitale.  

Il faut le marché pour débloquer 150 millions F.cfa

Très convaincu de la pertinence de son projet et de sa valeur ajoutée à l’économie nationale, Dodji OGNANKITAN est cependant pensif sur les potentiels acheteurs de sa farine à base du manioc.

"Nous avons juste besoin d’un marché pour pouvoir livrer notre production de 60 tonnes de farine (HQCF) pour que le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (FAEIJ-SP) déclenche le processus de financement qui s’élève à 150.000.000 F.cfa", explique –t-il.

Lire aussi : Ce jeune togolais porte un projet de 2000 emplois

Très attiré par les marchés du Nigéria, du Ghana, de la Chine et bien d’autres pays africains, Dodji est actuellement en mode prospection et n’a pas l’intention de faire cavalier seul.

Visite des officiels togolais sur le site de l'usine

Il compte avant tout sur l’Etat togolais pour du moins conquérir le marché local par la prise d’une décision politique au plus haut niveau en faveur de la filière.

"Tout comme le Nigéria et le Ghana, le Togo peut aussi  formuler un décret d’incorporation de la farine HQCF dans les pains et surtout nous aider au niveau des industries pharmaceutiques et des brasseries qui sont les grands ponts dans la segmentation du marché du HQCF", a-t-il suggéré.

Il nourrit l’espoir que d’ici là, les commandes de la farine vont affluer pour débloquer les 150 millions F.cfa pour la construction de l’unité industrielle de transformation dont les premiers essais sont assez concluants sur le site à Atakpamé (112 km de Lomé).

Mots-clés :

Votre avis