Les potentialités du Togo en agrobusiness exposées par le ministre de l'agriculture

Et, il faut que les investisseurs aussi bien locaux qu’étrangers s’engagent. Devant les investisseurs européens et togolais jeudi, le ministre togolais de l’agriculture, Noël Koutera Bataka a exposé les possibilités d’investissements dans le secteur agroindustriel au Togo, grâce aux agropoles.

Il explique d’abord, qu’un "agropole est un lieu où, suivant les potentialités hydroagricoles, on choisit des spéculations qui ont un avantage comparatif pour une production en quantité".

"Ces productions seront drainées vers un lieu où seront installées des usines pour la transformation et où il y aura une mutualisation des infrastructures et des services pour les mettre sur le marché", détaille le ministre Bataka.

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Il révèle que l’agropole de Kara occupe "un espace de 130 000 hectares de terre aménageables dont 30 000 sont en train d’être sécurisées".

De même, deux barrages sont à construire pour irriguer 2500 ha pour la production de riz. L’espace servira aussi à aménager 6000 ha de bas-fond et un ensemble de complexe pour l’installation de l'usine de transformation de sésame, de riz, de l'anacarde, poulets, poissons et de provenderie.

"Il ne s'agit pas que de Kara, mais des opportunités existent sur l’ensemble du pays et dans divers autres domaines dont le cacao avec le projet de mise en place d'un agropole dans la zone de Kpalimé; il devra servir à la transformation de cacao et du café", a précisé le ministre Bataka.

Au niveau du Lac Togo et du Zio, le Togo a aussi des projets de transformation des fruits comme les organes et l'ananas à l'instar du Jus Délice déjà en fonction. "Tout ceci constitue des éléments pour amener les investisseurs à ajouter de la valeur et créer de l'emploi", a-t-il ajouté.

Le ministre de l’agriculture a également rappelé que le "nouveau code d’investissement adopté cette semaine à l’unanimité par l’Assemblée nationale garantit aussi des opportunités dans le secteur agroindustrie". 

Dans la volonté de faciliter les investissements, le taux minimum d’investissement est fixé à  50 millions de F.cfa contre 300 millions de francs CFA autrefois. Le nouveau code garantit aussi des exonérations durant cinq ans.

"Les avantages de ce nouveau code sont liés au nombre d’emplois; or, ce sont les agroindustries qui sont de très grands créateurs d’emplois", souligne le ministre de l’agriculture.

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