Kanazoe Mahamadi

Avec une capacité de production estimée à 400.000 tonnes l’an, le Burkina-Faso est actuellement classé troisième pays producteur d’oignon dans la région Ouest Africaine derrière le Nigéria et le Niger.

Depuis 20 ans, l’Etat Burkinabè a opté pour une politique de barrage dans chaque région pour empêcher l’exode rural pendant la saison sèche; ce qui fait que partout dans le pays, on produit de l’oignon tout le long de l'année.

L'oignon, une filière très porteuse

"A partir de 2010, l’Etat et les partenaires ont énormément investit pour nous accompagner sur le plan de la recherche et en renforcement de capacité. En plus, plusieurs terrains ont été aménagés au profit des producteurs," témoigne à agridigitale, Kanazoe Mahamadi, président du Comité Interprofessionnel de la Filière Oignon du Burkina-Faso.

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M. Mahamadi souligne qu’au niveau de l’interprofession, il conseille à toute personne désireuse de se lancer dans la filière de mettre en place une conserverie avant de commencer par produire.

"Ainsi, on règle non seulement le problème lié à la pourriture, mais aussi, si tu produits et que le marché n’est pas favorable, tu les mets dans la conserverie et quand le marché sera favorable tu pourras le faire sortir," indique-t-il tout en promettant que, "si tout l’itinéraire technique est respecté (pépinière, sarclage, apport de fumier organique, repiquage), un hectare donne 2 à 3 tonnes l'an."

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