El Hadj Kérim Alassani Ayouba

"Une plaine alluviale c’est tout le domaine qui se trouve à côté d’un fleuve. Les gens prennent ça pour des bas-fonds qu’ils aménagent pour faire du riz. Au moment de la montée des eaux, l’eau vient en catastrophe et ça ramasse tout", alerte M. Ayouba.

L’ancien fonctionnaire de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique admis à la retraite explique "qu’un bas-fond est un lieu plus bas" donc adapté à la culture du riz".

"On parle d’un terrain qui est en amont (plus haut) et un autre terrain qui est en aval (plus bas) et c’est ce dernier qui est le bas-fond vers qui toutes les eaux convergent et si le site est aménagé on peut exploiter ces eaux sans qu’elle ne dévaste le champ", clarifie El Hadj Kérim.

Il poursuit en faisant noter qu’il existe deux types d’aménagements. "Soit vous avez une source d’eau quelque part et vous l’amenez là où vous souhaitez aménager, soit vous n’en avez pas et vous faites l’aménagement simple pour emprisonner les eaux de pluie", explique-t-il.

La culture du riz : une grosse opportunité

Il fait noter qu’au Togo, il n’y a pas de famille qui ne consomme pas du riz. Le pays en importe en quantité car la production nationale ne couvre pas tout le besoin en consommation.

"Nous disons qu’il faudrait que les jeunes s’y lancent au lieu d’attendre que quelqu’un vienne leur donner de l’emploi. Un peu partout dans la région, il y a une multitude de bas-fonds qui sont là non exploités. Ils peuvent se regrouper en fonction de leur localité et on n’hésitera pas de les mettre à leur disposition. Nous sommes là pour les accompagner", suggère l’expert en aménagement de bas-fond.

Comment se fait alors l’aménagement ?

Tout commence par la sélection du bas-fond. Après la sélection, il faut faire un schéma d’aménagement sur papier avant d’aller sur le terrain.

Arrivé sur le terrain, il faut utiliser des piquets pour implanter ce que l’on a schématisé. Là, on fait des diguettes pour empêcher l’eau de s’évader puis les axes naturels ou artificiels que nous-mêmes nous créons et qui servent à évacuer l’excès d’eau.

Ensuite, on prépare les lieux de semis et là on a des casiers. La dimension des casiers est en fonction des pentes. Plus les pentes sont grandes, plus les casiers sont petits. Moins les pentes sont grandes plus les casiers sont grands.

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