Le jeune agroéconomiste est actuellement à Assahoun (54km de Lomé) dans le cadre d’un projet de création de fermes agricoles. Un carnet de commande bien fourni.

Avec une équipe de 21 stagiaires, après Assahoun, cap sera mis sur d’autres sites à Agbelouvé, Tsévié, Assommé etc.

 "Mon ambition est de former et d’installer au moins 5000 jeunes entrepreneurs agricoles d’ici 2020", a-t-il confié au journal Agridigitale.

L’agroéconomiste pour vous, c’est qui ?

On appelle agroéconomiste une personne qui, en tant que spécialiste de l’économie agroalimentaire et du développement en milieu rural, étudie sous leur aspect économique, les problèmes agricoles et agroalimentaires liés à la production, à la transformation et  à la commercialisation des produits de la ferme. On devient agroéconomiste à la suite d’une formation spécifique

L’agroéconomie trouve son importance dans le développement du secteur du fait qu’il étudie, analyse et se tient à jour quant à l’évolution des marchés agricoles, tant au niveau local qu’international.

Il résoud des problèmes et fournit des conseils économiques liés au financement, à la mise en marché, à la gestion de la production ou encore au développement régional.

Ses compétences diverses, notamment administratives, peuvent l’amener à occuper des postes de direction. Certains ont même la possibilité de participer à des projets de développement  à l’international.

A quel moment l’agroéconomiste intervient dans le projet agricole ?

L’Agroéconomiste intervient à tous les niveaux depuis l’élaboration de la politique agricole jusqu’à l’étude d’impact en passant par la recherche de financement, l’exécution et le suivi-évaluation, la redevabilité et l’apprentissage.

Il peut travailler dans les entreprises agricoles et agroalimentaires ; Institutions financières ; Firmes de services-conseils ; Organismes gouvernementaux et non gouvernementaux

Que fait alors votre société Agrimark Togo ?

Notre mission est de promouvoir l’entrepreneuriat agricole chez les jeunes et les femmes.

 Nos défis sont les suivants :

  • Difficulté d’accès à l’information

Le manque d’informations demeure le premier des problèmes que rencontrent les paysans africains. Ils sont très nombreux à être privés d’informations sur les pratiques, les nouvelles méthodes et technologies d’agriculture plus avancées.

  • Difficulté d’accès aux intrants agricoles

Les intrants coûtent assez chers et sont au-delà de la portée des pauvres paysans ou ne sont pas disponibles sur les marchés ruraux. Dans des pays où il y a des subventions de ces intrants, une partie de la population rurale est mise à l’écart de la distribution 

  • Manque d’infrastructures de stockage des produits agricoles

Faute de systèmes de stockage efficace et appropriés, des produits alimentaires pourrissent et cela constitue un gaspillage alimentaire.

  • Manque de soutien financier 

Beaucoup de pays africains n’ont pas de systèmes formels de soutien financier aux cultivateurs qui devraient leur permettre de développer et maintenir leur production agricole.

Perspectives

En termes de perspectives, il faut une transformation profonde des zones rurales africaines  qui doivent réorganiser et transformer les exploitations familiales  en des entreprises agricoles modernes.

En d’autres termes, il faut :

 L’accroissement de la productivité agricole, la mise à niveau des chaînes de valeur, l'exploitation de la demande locale, régionale et internationale, le renforcement des efforts technologiques et des capacités d'innovation, la promotion du financement effectif et innovant, l'encouragement de la participation du secteur privé, l'amélioration des infrastructures et de l'accès à l’énergie.

Nos attentes sont de former et installer au moins 5000 jeunes entrepreneurs agricoles d’ici 2020.

Que pensez-vous de l’avenir de l’agriculture en Afrique ?

Le développement et la propagation de nouvelles technologies sont d’importants facteurs qui vont déterminer l’avenir de l’agriculture africaine. 

Le recours aux nouvelles technologies va contribuer à améliorer le rendement des producteurs si elles sont développées à grande échelle pour être adoptées en masse.

Les technologies requises pour nourrir l’Afrique existent déjà.  Nous sommes en pleine période de changement climatique.  Grâce à ces nouvelles technologies, on a des semences améliorées qui permettent d’avoir de bons rendements.  

Par exemple, un maïs à haut rendement et résistant à la sécheresse aiderait les agriculteurs à obtenir de bonnes récoltes même en cas de sécheresse. Certaines variétés de manioc peuvent donner jusqu'à 80 tonnes par hectare.

Au niveau des technologies d’une agriculture durable, nous avons l’agriculture sans labour qui peut maintenir et améliorer les rendements des cultures en assurant une plus grande tolérance de la sécheresse et autres contraintes et l’agriculture sans labour peut augmenter les rendements de 20 à 50 pour cent.

Nous avons aussi de façon générale les bonnes pratiques agricoles ou les bonnes techniques telles que l’association des cultures, la rotation des cultures, l’assolement, le paillage, la jachère, l’agroforesterie, l’utilisation rationnelle des pesticides et engrais etc.

4 Contribution(s)

  1. Salaka dadja say:

    Salut aîné.je suis vraiment émerveillé par ta vision l'Afrique a besoin des jeunes comme vous pour sont développement.je suis vraiment heureux que l'Afrique ta connue et dire que tu es le produit de l'école supérieure d'agronomie de l'Université de Lomé. Je me rappelle des dure moments qu'on passait ensemble quand tu étais toujours étudiant. Vive la jeunesse on ne peut que t'encourager et demander au bon Dieu de t'accompagner dans ton aventure. Bonne chance mon grand

    13/08/2018 14:31:46
  2. KINGLO Yawo Elie say:

    Bonjour, C'est vraiment interessant, ce grand projet et je souhaite vivement qu'il aboutisse! Beaucoup de courage et surtout de la perseverance dans cette optique! Notre agriculture familiale doit etre transformée en une agriculture moderne donc une augmentation notable des rendements. Agronome et agripreneur en herbe! Amicalement!

    18/07/2018 12:08:50
  3. AGBOKE Emmanuel say:

    okay . Si vous êtes interessé par le projet d'installation ou de création des fermes agricoles , veuillez nous contacter sur whatsapp au 00228 92100816 ou sur GSM : (00228) 92100816/ 99483631

    15/07/2018 19:07:31
  4. Gloire Mpanga say:

    Bonsoir, je suis vraiment intéressé par ce merveilleux grand projet. Depuis la R.D.C.

    07/07/2018 19:38:06

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