Le président Faure Gnassingbé lors de son discours inaugural (photo présidence)

"Nous devons persévérer dans la recherche de solutions pour mettre fin aux spectacles désolants des embarcations de migrants clandestins emportant au loin les cerveaux et les bras qui doivent normalement construire nos pays et notre continent", s’est résolument engagé Faure Gnassingbé. 

Depuis quelques années, a-t-il signifié, "le Togo a eu recours à des investissements publics pour répondre aux objectifs de modernisation de son économie avec un accent sur la réhabilitation des infrastructures (routes, port, aéroport, hôtel...)".

"Cela a produit dans une mesure appréciable, l’effet escompté en nous permettant de maintenir un taux de croissance stable. Désormais avec le plan national de développement, nous voulons faire plus et mieux en nous tournant faire le secteur privé", assure le chef de l'État.

Pour impulser ce nouvel élan, il fait le pari de miser sur les investissements privés aussi bien national qu’international pour financer les projets à fort potentiels de création d’emplois identifiés.

"Par la création massive d’emplois décents, nous associerons la jeunesse en lui accordant la place qui est la sienne au regard de son importance, de son dynamisme et de ses attentes. En offrant ainsi des perspectives d’épanouissement à nos jeunes, nous les préservons des périls où ils sont souvent entrainés par le désespoir", promet le président Faure Gnassingbé.

Dans un environnement mondial marqué par le ralentissement des économies, le continent Africain représente un potentiel important de retour à la croissance pour les entreprises. Ce qui amène le numéro un togolais à fonder de grands espoirs sur le renforcement de l’intégration. 

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Les participants au Forum TOGO-UE

"Avec l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continental, l’Afrique offre au monde, un marché de 1.200.000.000 de consommateurs. Des importants investissements que nous avons réalisés au cours des dernières années pour renforcer la position du Togo comme une plateforme performante ouverte sur la sous-région et le continent nous verrons là, leur meilleure signification dans l’accès à ce vaste marché de plus de 2.500 milliards de dollars", justifie M. Faure Gnassingbé.

Pour lui, le forum de Lomé est la meilleure traduction de la convergence de vue entre l’Union Européenne et le gouvernement Togolais sur la nécessité de consolider leur lien en œuvrant ensemble pour promouvoir davantage l’investissement et la création d’emploi.

"Ce que nous comptons faire avec le Togo, c’est d’étudier l’environnement des affaires et voir comment nous pouvons davantage y attirer le secteur privé Européen. Ce qui va changer c’est que nous allons fournir des garanties qui pourraient réduire les coûts d’investissement et avoir des investissements de blending, des prêts qui pourraient renforcer les investissements au Togo", explique Jyrki Katainen, vice-président de la commission Européenne pour l’emploi, la croissance, l’investissement et la compétitivité.

Plus de 400 projets classés dans pratiquement tous les secteurs d’activités dont l’agriculture, l’élevage, l’agroalimentaire, l’énergie, l’extraction, centre de tourisme et d’affaires, industries manufacturières, assurances, finances, santé, recherche, industries environnementales etc. sont proposés par les entreprises togolaises.

"Nous avons au niveau de notre commission, un nouvel outil d’assistance technique qui peut aider à améliorer ces projets pour les rendre beaucoup plus concrets afin d’attirer beaucoup plus d’investissement", précise M. Katainen.

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