Les participants au forum de Lomé (photo agridigitale)

Un véritable chemin de croix pour les promoteurs d’entreprise dans un environnement économique régional assez précaire et où, les banques assez frileuses hésitent à prendre des risques. Très compréhensible d’ailleurs car il faut sécuriser le dépôt des épargnants.

Eh bien oui, tout n’est pas encore perdu. Un forum économique ouvert mardi à Lomé à l’initiative de la fondation Konrad Adenauer sur "les défis au financement des PME et des Startups en Afrique de l’ouest" tente d’apporter une réponse assez pragmatique.

Florian Karner, Directeur du programme régional "Konrad" en Afrique de l’ouest a justifié la tenue de cette rencontre par la nécessité d’explorer les pistes de solution afin d’outiller les participants sur les mécanismes de financement à saisir.

S’il a été noté que le secteur privé a un grand rôle à jouer dans la croissance économique des Etats, il n’est pourtant pas à l’abri des difficultés liées à son financement surtout les petites et moyennes entreprises qui représentent 80 à 90 % du tissu économique des Etats africains.

"La part des crédits allouée au secteur privé demeure toujours faible pour leur permettre de continuer à jouer leur rôle de moteur de croissance", regrette Bernadette Legzim-Balouki, ministre du commerce et de la promotion du secteur privé.

Les grands défis à relever  s’insèrent essentiellement  dans le contexte de la gestion des risques par les institutions de financement et par une meilleure compétitivité des micros, petites et moyennes entreprises de la sous-région.

"Il faut dire que les banques ont cette facilité à utiliser leur ratio pour déterminer s’il faut accorder un crédit à une PME ou non. Les PME aussi ont montré leur inefficience par la qualité des promoteurs. Il est constaté aussi que les banques sont restées un peu fermées par rapport aux filières qui marchent. Donc, il faut sensibiliser les banques à sortir de leur ratio habituel et à s’intéresser beaucoup plus aux indicateurs de rentabilité",  suggère Alexandre HOUEDJOKLOUNON, Directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises du Bénin

Il est alors clair que l’absence de financement reste un sérieux handicap devant permettre aux PME ou aux jeunes de faire croître leurs activités.

"Pourtant s’il y a une implication des pouvoirs locaux, ces jeunes peuvent faire mieux et impliquer d’avantage d’autres jeunes à créer des solutions. On a vraiment besoin de sentir ce soutien et une orientation par rapport à ces jeunes", s’engage Edwige GBOGOU,  représentante de la startup BABY LAB basée en Côte d’ivoire.

Durant deux jours, trois différents panels seront animés par d’éminents experts venus du Bénin, de la Côte d’ivoire et du Ghana sur des différentes thématiques liées au financement des PME et startups.

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