Il revendique toutes ses réalisations (maison, engin, scolarité des enfants etc.) grâce à la culture de la tomate qui fait gagner gros.

Même si depuis deux ans, les recettes ont un peu chuté, il pense que c’est une culture très porteuse qui peut permettre de réussir sa vie.

Outre la tomate, Edorh aidé par sa femme, cultive aussi les carottes, betteraves, oignons et concombres sur près d’un hectare.

A Assou-kondji (40km au nord-Est de Lomé) où Agridigitale l’a rencontré, Edorh est plutôt un maraîcher heureux, qui malgré l’âge, garde la passion d’arroser ses cultures et veille au grain à leurs qualités.

C’est parti pour la saison de la tomate

Actuellement, nous faisons la tomate parce que c’est le moment propice. La tomate met du temps pour murir quand il fait frais. C’est pourquoi, nous la semons de préférence au milieu de la mousson. Si vous le faites avant, ça va mettre du temps pour murir.

Les semences sont disponibles dans les boutiques ou auprès des bonnes dames au grand marché. Selon les qualités,  il y a la boite à 7000Fr ou  8000Fr et de 22.000Fr.

Pour la boîte de 22.000Fr, les dépenses tournent au tour de 150.000Fr. CFA pour s’acquérir les intrants et payer les ouvriers.

Avant on utilisait les arrosoirs, ensuite on est passé aux raccords. Actuellement, c’est le système de bande. Mais, Il y a des tomates dont le rendement n’est pas avantageux avec l’arrosage à bande.

La loi du marché

Avec notre surface, on peut récolter huit fois trente paniers. Si ça coûte cher sur le marché, ça nous arrange mais quand la tomate abonde, nous avons tous les problèmes du monde.

C'est le marché qui décide du prix. La semaine dernière on a fait le panier à 30.000Fr. Nous espérons que le prix restera comme ça à la prochaine récolte. Dieu merci je suis dans ma propre maison que j’ai construite en faisant du maraichage. J’ai six enfants dont quatre sont titulaires de licence.

La tontine est moins stressante que les microfinances

Les formalités à remplir au niveau des microfinances sont trop complexes. Parfois, la saison passe avant que le crédit ne soit octroyé.

Des fois on se met en groupement pour demander des prêts, mais les financements ne nous arrangent pas.

Par exemple si tu demandes 200.000Fr, on te donne 80.000Fr et on te fixe le délai de payement en même temps. Alors que ça doit être à long terme.

Des fois on poursuit les gens pour faute de remboursement ce qui fait que les gens ont peur de solliciter les microfinances. Ils préfèrent travailler avec les tontines. Personnellement, j’ai opté pour les tontines et ça marche.

Eux, ils sont plus compréhensifs. Ils nous laissent l’opportunité de venir rembourser après le rendement.  Ailleurs, ce sont les financiers qui vont vers les producteurs. 

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