On note dans l’ensemble que toutes les recommandations de la 9ème édition classées en 6 axes ont été exécutées à plus de 50% et que les conditions agro-climatiques de la campagne agricole 2017-2018 ont été globalement satisfaisantes.

L’axe1 visait l’adéquation de l’enseignement et de la formation professionnelle avec les besoins du secteur agricole togolais en pleine mutation.

Il a été mise en place une unité de transformation au sein de l'INFA (formation des apprenants), la pose de la première pierre par le président de la république pour la Construction des Instituts de formation pour l'agro-développement b (IFAD) (poisson à Elavagnon et Elevage). C’est dans cette même perspective que le MIFA a été créé.

La deuxième recommandation met l’accent sur l’adaptation du système de conseil agricole au développement des agropoles. Sa mise en œuvre est en cours avec l'appui du PPAAO-TOGO.

Les résultats devront contribuer à la mise à niveau des acteurs de prestation de service.

L’axe 3 consistait à soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles. L’on note l’effort fait en collaboration avec les gestionnaires des hôtes pour servir des aliments (boisson, riz, Pate de maïs) produits localement au Togo.

L’arrêté interministériel interdisant l'importation des poissons (tilapia) au Togo, la création, désormais, de SARL sous seing privé avec seulement 29.250fcfa, capital social librement déterminée, suppression des droits d'enregistrement et de timbres, réduction de la TVA sur les produits de base, plus de 300 produits certifiés grâce au TCP/TO3503 intitulé "appui aux actions des femmes en matière de respect des normes de qualité et de transformation des produits agricoles"

L’axe numéro 4 préconisait l’aménagement hydroagricole, les infrastructures de soutien, les matériels et équipements agricoles

Cette recommandation est mise en œuvre dans l’axe axe 1 du PNIASAN qui vise la réalisation et l’actualisation des plans de développement des agropoles et organisations similaires (zones d’aménagement agricole planifié et corridors agricoles commerciaux) et des profils des chaines de valeurs agricoles.

Chacun de ces pôles fera l’objet d’un schéma directeur d’aménagement qui prendra en compte les dispositions nécessaires à la préservation de l’environnement

La production et la commercialisation des produits de rente se retrouve au niveau l’axe 5.

A ce niveau, on note le soutien en matériel du laboratoire d’insémination artificielle (IA) et de bromatologie par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), la Formation des techniciens de laboratoire sur l’exploitation du matériel de laboratoire pour l’insémination artificielle, installation et animation de 38 champ école agriculteurs (CEA) dont 26 de caféiers et 12 de cacaoyères.

Enfin, les réalisations au niveau de la 6ème et dernière recommandation a pointé du doigt, la gouvernance dans mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) se présente comme suit :

  • Stratégie de prise en compte systématique du genre dans la mise en œuvre des actions de développement (50% de femme et 50% d’homme (PADAT, PNPER), 40% de bénéficiaires doivent être des femmes (PPAAO, PASA); 
  • ZAAP pour la sécurisation foncière dont 50% de femmes et jeunes sont bénéficiaires ;                           

 -    20% des marchés publics réservés aux femmes et aux jeunes entrepreneurs ;  

  _ (ProSecAl), 4000 femmes ont été touchées sur 6500 (62%) par différentes actions

  • ESOP : 13 796 producteurs dont 5 664 femmes (41,06 %) et de créer 312 emplois quasi permanents                   
  • Les sessions de formation en gestion d’une exploitation agricole et en entreprenariat ont été organisées au cours du mois de mai 2017. 200 promoteurs dont 40% de femmes et 84% de jeunes.
  •  Principe de la subsidiarité : Nouvelle politique agricole et PNIASAN
  • Option de mise en œuvre du PNIASAN est le partenariat public privé (PPP) : Agri PME ; Agropole, MIFA, Gestion des équipements agricoles (tracteurs…)
  •  Dispositif de Planification et suivi-évaluation participatif et ascendant

Parlant du bilan, de la campagne précédente, dans l’ensemble, les conditions agro-climatiques de la campagne agricole 2017-2018 ont été globalement satisfaisantes en dépit de quelques perturbations enregistrées par endroit dans certaines régions du pays.

Cependant, cette situation n’a nullement entravé le bon déroulement de toutes les opérations culturales inhérentes à la bonne conduite des travaux agricoles pendant la grande et la petite saison. 

En conséquence, la production des principaux produits vivriers est largement satisfaisante et devrait couvrir les besoins alimentaires de la population.

Des mesures adéquates doivent être prises pour assurer le contrôle des flux vivriers et la stabilité des prix sur les marchés. Il s’agit :

  • 70 569,9 tonnes d’engrais ont été mises en place
  • 1 443,57 tonnes de semences vivrières de variétés améliorées ont été mises à la disposition des producteurs.
  • 4 000 litres de pesticides pour lutter contre la chenille légionnaire d’automne.

Des tracteurs ont été également mis à la disposition des producteurs. La productivité de fourrages est assez bonne aussi bien dans la région de Savanes que dans la région de la Kara et bonne dans la région centrale, la région des plateaux et la région maritime.

Durant la période fixée pour la transhumance (31 janvier et au 31 mai de chaque année), aucun incident majeur n’a été enregistré, des cas de dégâts survenus étant gérés à l’amiable.

Il a été enregistré à l’entrée près de 37 500 têtes de bovins.

La campagne agricole 2017-2018 a enregistré de bonnes productions, permettant le bon approvisionnement des marchés en denrées alimentaires.

Le score de consommation alimentaire est acceptable pour la plupart des ménages du pays.

La situation nutritionnelle est acceptable en général surtout, qu’aucun phénomène susceptible d’entrainer sa dégradation n’a été noté.

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