Les identifier semble capital afin d’y mettre un terme ou du moins réduire leurs impacts. C’est dans cette démarche que s’inscrivent les activités de Yao NAPO, ingénieur agronome, promoteur d'agriculture biologique et expert en culture d'ananas sur film polyéthylène.

L’équipe d’Agridigitale a été à sa rencontre.

En ma fonction d’encadreur des producteurs d'ananas au sein d’une grande société de la place, j’ai eu à rencontrer bon nombre d’ananaculteurs.

Les difficultés qu’ils rencontrent peuvent se résumer comme suit:

  • la mévente,
  • le coût élevé du matériel végétatif (rejet),
  • le coût élevé d’une main d'œuvre parfois inexistante,
  • le manque de maîtrise des techniques de production,
  • le défaut d’organisation du secteur,
  • le manque d'appuis des institutions financières,
  • la mécanisation presque inexistante du secteur,
  • la maladie de « Wilt » restée sans solution.

Pour pallier à ces problèmes cités plus haut, il faut que les ananaculteurs:

  • s'organisent en scoops puis en Union Nationale pour avoir une force dans la fixation du prix ;
  • aient un marché et un contrat d'achat avec un acheteur pour éviter la mévente ;
  • se fassent former sur les nouvelles techniques culturales pour minimiser l'impact du manque de main d'œuvre pour les diverses opérations de sarclage ;
  • optent pour la culture d'ananas sur bâches ;
  • gèrent leur exploitation comme une entreprise en tenant des cahiers de dépenses, faire des comptes d'exploitation avant de débuter leur parcelle.

La société qui m’emploie travaille déjà dans ce sens avec les ananaculteurs de 3 villages du Zio à savoir Gbatope, Davedi et Hové avec l'appui de la GIZ ProDRA.

Au sein de chacun de ces villages, se trouve une société coopérative simplifiée (scoops); et une union préfectorale coiffe les 3 scoops.

Nous ne sommes qu’au début avec cette organisation qui nous permettra d’uniformiser le prix de vente de l’ananas, réglementer le secteur de l’ananas, nouer des partenariats rentables avec l’extérieur.

Les frais d’encadrement sont à la charge de notre société qui a également signé un partenariat avec la GIZ ProDRA.

Les ananaculteurs ne peuvent pas redresser cette pente seuls. Le gouvernement de même que les acheteurs doivent également prendre part un tant soit peu à cet ouvrage.

Ainsi, les acheteurs devraient-ils :

  • s'organiser pour fixer un prix unique sur l'étendue du territoire national ;
  • octroyer des prêts, si possibles des aides, aux producteurs ;
  • cautionner les producteurs auprès des institutions financières comme les microfinances et les banques ;
  • signer des contrats avec les producteurs ;
  • contribuer à la formation des producteurs ;
  • faire des œuvres sociales dans leurs zones d'approvisionnement pour freiner l'exode rural ;
  • mettre à la disposition des producteurs des outils de production plus performants tels que des tracteurs ;

Enfin, le gouvernement pourrait :

  • établir un programme de développement du secteur ;
  • inciter les banques à soutenir les producteurs par des prêts agricoles.

2 Contribution(s)

  1. Napo Yao say:

    merci pour l'attention, notre société c'est Label d'Or, contact moi au 91032931/97588652.

    13/08/2018 03:17:39
  2. FINOU Koffi say:

    merci pour la publication. quelle est la différence entre la culture sur bâche et celle sur sol en matière de rendement et de dépenses? Donnez nous le nom de votre structure? je suis un jeune ananaculteur à Havé (canton de Gbatope).

    07/08/2018 13:43:56

Votre avis