Dr THABI Atti

Dr THABI de par ses travaux est arrivé à identifier l'effet des mycorhizes sur les nématodes au niveau des plantes.

Dans cet entretien à agridigitale, il explique que les mycorhizes sont des champignons microscopiques qui sont en association symbiotique avec pratiquement toutes les plantes sauf quelques rares dont les choux.

"De façon naturelle, ils développent des filaments qui vont dans des trous très fins pour prendre les sels minéraux qu’ils transmettent aux racines des plantes et en retour, ils bénéficient des carbones synthétisés par la plante", détaille le chercheur.

"Il s’agit d’une collaboration gagnant-gagnant. Et on a constaté avec la recherche que lorsque les mycorhizes développent leurs filaments, les nématodes qui sont des parasites ne se développent pratiquement plus sur les racines des plantes. Ce qui veut dire que de façon naturelle, les plantes arrivent à lutter contre les maladies", indique Dr THABI Atti.

Il renseigne que "les tests ont bien marché chez les ignames et les produits maraîchers reste à l’essayer sur les céréales".

"Lorsque les mycorhizes ne jouent pas leur rôle, ils deviennent un parasite pour les plantes. Par exemple, si le champignon vient s'installer et il ne donne pas les sels minéraux à la plante, il devient parasite pour la plante parce qu'il vient juste prendre le carbone sans rien donner. Et cela ouvre les portes aux nématodes qui sont des verres de terre pour attaquer la plante", martèle-t-il.

Quel avantage pour les petits producteurs ?

Dr. THABI affirme que les mycorhizes et les pesticides jouent le même rôle. "Un milieu où on utilise des pesticides, les mycorhizes ne vont pas exister parce leur rôle n'existe plus", révèle-t-il.

Les petits producteurs qui, faute de moyens, ont souvent du mal à acheter les semences améliorées et à respecter les quantités d’engrais prescrites ont tout à gagner de cette recherche.

"L'objectif final, c'est d'apprendre aux petits producteurs à produire eux-mêmes les mycorhizes. Comme ça, ils ne seront plus obligés de dépenser de l’argent pour s’offrir des semences améliorées qui nécessitent obligatoirement des engrais pour un meilleur rendement. Nous y travaillons déjà", précise-t-il.

2 Contribution(s)

  1. Dossa Luc Hippolyte say:

    Tres belle initiative. Moi je dirais que les petits producteurs doivent se passer de pesticides. Il faudrait aussi souligner l'interet de cette recherche pour le consommateur. Felicitations

    18/10/2018 07:29:40
  2. GAMADO Christophe say:

    bien alors.! félicitation et bonne suite de recherche.

    17/10/2018 03:36:19

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