Aux bords des routes, sur les bitumes et dans le sable chaud de ce petit royaume des pêcheurs, ces petits poissons sont séchés partout. Ce système de transformation aboutit aux poissons séchés disponibles sur le marché appelé «doevi sia sia».Toujours dans ces localités, le poisson est transformé par fumage. Dans le temps, le système de transformation utilisé était rudimentaire.

Les tonneaux et les grillages archaïques ont fait place à des systèmes de transformation améliorés. Actuellement, ce sont des fours montés à l’aide des briques et une superposition de grillages sur lesquels sont fumés les poissons. "Avec ce système amélioré, on gagne 5 à 6 fois plus de temps et le travail est moins pénible ", témoigne Da Kafui, revendeuse d’Anchois.

L’anchois, principale espèce transformée

De toutes les espèces fumées et séchées, l’anchois est le plus utilisé. Reconnu par sa petite taille, elle est plus consommable dans ces conditions. L’anchois est communément appelé «doevi» (ndlr : langue locale parlée au sud-Togo) d’où l’appellation générale de « doevi sia sia » pour les espèces séchés et «doevi mé mé» pour les espèces fumées. A côté des anchois, on peut trouver d’autres espèces dont le carangidae, une espèce de poisson, plat et de forme arrondi.

Les espèces fumées ne sont pas généralement les seuls produits de pêche. Elles résultent d’un tri de poissons. Aussi, il y a des périodes où elles abondent.

Les femmes, principales actrices de la transformation

Les femmes sont les principales actrices de la transformation du poisson sur le littoral. Ce sont généralement des femmes des pêcheurs et quelque fois des femmes des milieux environnants.

Cette activité leur procure un revenu assez conséquent. Certaines femmes livrent leurs produits sur place. D’autres les apportent aux marchés réservés à la vente de ces produits comme celui de doevissimé à Lomé, non loin du quartier administratif. Les unités de vente varient et vont du sac au tas en passant par les paniers et les bols.

 

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