Champ dévasté dans la région de la Kara (Nord-Togo) par les chenilles (crédit photo: Agridigitale)

De nom scientifique, Spodoptera fruigiperda, identifiées plus tôt en Amérique, où elles sont déjà familiarisées aux producteurs, les chenilles légionnaires d’automne sont des ravageurs qui attaquent plus de 80 espèces de plantes dont les céréales, avec d’importants dégâts portant atteinte à la sécurité alimentaire.

Au Togo, la chenille s’attaque principalement aux cultures de maïs, une des céréales les plus consommées dans le pays.

Cette semaine, des attaques ont été identifiées dans une exploitation de culture de cette céréale avoisinant 10 hectares, dans la région de la Kara au nord du pays et les services techniques sont à l’œuvre pour sauver ce qui reste du champ.

Le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) en collaboration avec des partenaires dont la FAO s’est aussitôt mobilisé pour trouver une solution d’urgence.

La FAO combat les chenilles légionnaires

Des rencontres de partages dont celle de fin Mars à Notsè (90km au nord de Lomé), sont multipliées pour mieux édifier les acteurs.

La structure principale du ministère chargée de ce fléau est la Direction de la protection des végétaux (DPV).

Toutefois, "tout cas identifié ou suspecté doit être signalé auprès des services déconcentrés du Ministère (Directions préfectorales de l’agriculture et ICAT) pour des dispositions urgentes", informe le MAEP.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est en guerre contre les chenilles légionnaires. Chargée de libérer le monde de la faim d’ici 2030, la FAO a de quoi s’engager dans cette lutte pour sauver les cultures afin d’éviter le ralentissement de sa mission et l’insécurité alimentaire.

Depuis l’entrée de ces chenilles sur le continent, des réunions consultatives et de recherche commune de solutions ont été organisées par la FAO pour enrayer le mal.

Plus concrètement, les solutions à court terme sont axées sur une communication autour de la chenille (identification du ravageur et mesures préventives).

D’abord FAMEWS, puis NURU, des applications mobiles lancées par l’organisme, la première le 14 mars 2018 pour cartographier la propagation et suivre le comportement du ravageur, et l’autre le 25 juin de cette année toujours, plus proche des producteurs pour leur faire savoir si la destruction de la culture est causée par la chenille et aussi évaluer le niveau d’infestation.

Il est prévu dans le moyen terme une gestion durable de la chenille en comparaison avec les actions des pays américains touchés.

Dans le long terme, des approches  tels que la lutte intégrée contre les ravageurs seront mises en place.

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