Tchilabalo Gilbert TANI

"Si on veut transformer notre économie en se basant sur l’agriculture, on doit obligatoirement aller à la maîtrise de l’eau", souligne M. Tani.

"Il urge pour le Togo d'adopter les techniques de maîtrise de l'eau", martèle l’Expert.

Pour Gilbert TANI ce sont les caprices de la pluie qui font  décourager  banquiers et investisseurs à investir dans un secteur pourtant très porteur.

"Si un investisseur a la garantie d’une production grâce à la maîtrise de l’eau, il va installer son unité parce qu’il sait que malgré les caprices de la pluie, il va s’en sortir", lance –t-il à Agridigitale. 

Corriger d’abord les vielles pratiques

Au Togo, les producteurs brûlent la couverture végétale et commencent par exploiter. Après deux ans, on étend et on passe encore à une superficie ainsi de suite. Les gens ne font que dévaster sans toutefois chercher à se focaliser sur une superficie donnée.

C’est une pratique qui retarde le développement agricole des pays en voie de développement.

L’Etat pose déjà les jalons

Pour la maitrise de l’eau à grand échelle, le gouvernement a déjà lancé deux zones aménagées à Kovié (600 à 700 hectares) et dans le Bas-mono à Agomé-Glozou.

L’agropole de Kara a également intégré la maîtrise de l’eau, une avancée à saluer et à porter sur une échelle plus importante.

Les trois formules de Tani

L’expert explique que "si on maîtrise l’eau, on va augmenter la production, le rendement et par conséquent réduire les superficies exploitables car une superficie sous maîtrise de l’eau, fait gagner trois fois plus qu'une culture itinérante et sur brulis.

Il suggère trois formules.  L’irrigation gravitaire qui permet d’avoir une retenue d’eau et sa distribution suivant une courbe de niveau, un barrage qui est situé en amont et dès qu’on ouvre les canaux, ça permet d’irriguer les parcelles en avale. 

Ensuite, les techniques par pompage qui permettent de pomper et d’irriguer directement avec des tuyauteries les superficies qu’on veut.

Il y a aussi la petite irrigation. Ici, il faut toujours pomper l’eau avec une source d’énergie pour l’envoyer en altitude pour irriguer les parcelles.

Les résultats attendus

Ce sont des tonnes de produits maraîchers que le Togo importe chaque année et  les cultures de contre saison grâce à une maitrise parfaite de l’eau devient un impératif.

Il y a du potentiel, il faudrait juste que les gens s’y mettent. Il y a des experts qui peuvent les accompagner pour l’installation de ces unités d’irrigation.

1 Contribution(s)

  1. Brice Gomassi say:

    Bonjour Mr Tani, Je suis en partie de votre avis surtout le système de bruli est antirentable donc garder la couverture vegetal est capital... Mais les producteurs n'abandonnent pas leur sol au bout de 2 a 5 ans pour d'autres nouvel sol a cause du brobleme d'eau mais a cause de l'humus qui dusparait quand le sol est mise a nue... La matrise d'eau est helas une lame a double tranchant, car en occident 80% de l'eau potable part dans l'agriculture, c"est donc une solution dans l'imediat mais qui va par la suite crée d'autres problemes une fois que touts les agriculteurs togolais et africains auraient opter pour la maitrise de l'eau vous imaginer d'ivi 20 a 30 ans on aurait meme plus de plues pour chercher a les mautriser surtout que la population mondiale va doubler d'ici la. Il faut donc un systeme qui reduit l'evaporation des eaux du sol des champs.. Un semis directe sous couvert vegetal sans labour avec nos semences local qui produisent moins en auantité mais enormement beaucoup plus en energie et qui ont besoins de moins d'eau... La culture sous couvert vegetal permets aux plant de rester vertes meme en saison seche.. C'est un fait.. Oui pour la maitrise et la tres bonne gestion de l'eau mais beaucoup plus sur le couvert vegetal ,l'utilisation du charbon de bois et le composte afin de redonner vie a tous les sols que les produicteurs avaient délaissés.. Merci et bonne contunuité..

    28/09/2018 15:46:11

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