Les aveux des Banques et IMF

Dans l’épisode2 du dossier réalisé par Agridigitale, il est maintenant question de savoir si le climat du financement du secteur agricole par les banques pourrait-il être amélioré ou pas ?

Oui, selon les témoignages reçus du milieu bancaire et des institutions de microfinance (IMF).

Mais attention, les banques préviennent qu’elles ne font pas de l’humanitaire…mais...du profit

Les Banques et IMF sont plus que prêtes

Des réponses reçues auprès de différentes banques montrent la détermination du secteur banquier à accompagner le secteur agricole.

Pour preuve, la plupart ont commencé par améliorer leur partenariat avec les acteurs du secteur agricole.

Cependant, certains ont évoqué des raisons qui jusqu’alors ne les motive pas à s’y lancer complètement.

Au niveau des banques surtout, les financiers démontrent encore la non maîtrise des risques du secteur agricole d’abord par les acteurs eux-mêmes et les financiers aussi.

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A quelle condition ?

Même si les financiers installés au Togo sont prêts à améliorer leur partenariat avec le secteur agricole, ce ne sera pas pour autant dans cet environnement qui prévaut au pays.

Il est de la connaissance de tous que «les banques ne font de l’humanitaire, la banque n’est présente que là où elle a un profit».

Partant de là, les financiers surtout les banquiers ne pensent s’y lancer que lorsque le secteur agricole sera mieux organisé.

L’organisation des filières et chaînes de valeur agricoles, la maîtrise de l’eau, les débouchés, le renforcement de capacité en gestion des organisations paysannes et l’assurance sont entre autres les recommandations faites aux différents acteurs par les financiers.

Mais à la base, ils ont émis la volonté de voir l’agriculteur togolais cultivé en risque d’entrepreneuriat.

Pour la plupart des IMF, elles y sont déjà et maîtrisent le terrain ; seulement un appui du gouvernement ou des bailleurs dans la mobilisation des ressources leur fera du bien.

Les Agropoles, le MIFA, une bonne volonté du gouvernement togolais

Le gouvernement togolais est en perpétuelle réflexion sur les stratégies à développer pour améliorer le financement du secteur agricole et a élaboré des politiques, programmes et projets agricoles.

La lourde responsabilité qui lui revient est de mettre les différents acteurs dans les conditions favorables pour un partenariat durable.

Les banques se montrent donc favorables à cette politique du gouvernement allant dans le sens de l’amélioration du climat des affaires dans le secteur agricole.

Plusieurs banques et IMF de la place y sont déjà engagées après une rencontre les 5 et 6 avril pour la promotion de l’investissement du secteur privé dans les agropoles de Kara et les 23, 24 et 25 Juin pour la foire du MIFA.

La communication : un couteau à double tranchant

Les banquiers ont relevé un aspect important qui peut mettre en jeu la forte volonté de tous les acteurs de voir la réussite des différents projets et efforts menés et lié à la communication.

Il est certes important de communiquer autour des projets mais il est plus important de passer le bon message et le plus approprié à chaque acteur concerné.

Il faut mieux gérer la communication car selon la population surtout paysanne : «tout ce qui est projet est un don».

La suite de l’épineux problème du financement agricole au Togo à suivre dans l’épisode3.

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