Cependant, le déficit aggravant de la balance commerciale agricole du Togo ainsi que d’autres pays d’Afrique depuis des années, suscite la curiosité des chercheurs qui se demandent comment aller un jour à l’équilibre.

Depuis 2011, ce déficit au Togo se chiffre selon une étude de l’USAID (agence américaine pour le développement international) à 63 milliards et jusqu’à ce jour, ce déficit ne s’est jamais équilibré.

Le Togo achète des produits de consommation finis au niveau des pays industrialisés (Europe, Chine, Etats-Unis etc.) et ces produits finis sont conditionnés avec les matières premières que le pays exporte à l’état brut. 

Bien que la situation ne soit pas propre au Togo seul et touche la majeure partie des pays d’Afrique, les Etats doivent repenser impérativement la manière dont les activités agricoles et agroindustrielles sont menées.

Selon divers analystes, la solution se trouve dans  l'augmentation réelle de la productivité agricole en repensant la manière dont ces activités sont exercées.

Ils suggèrent aux Etats d’envisager la transformation locale, surtout pour les produits essentiels. Cela permettra selon eux de  diminuer les importations, voire ne plus importer, et ainsi envisager d’exporter.

Ce que les producteurs ne doivent plus faire

Les producteurs doivent revoir selon les spécialistes leur manière de pratiquer l’activité agricole. Il s’agira désormais de s'appuyer sur des produits selon les spécificités de chaque région.

"On a l'impression que les cultivateurs font tous les mêmes cultures au même moment même sans tenir compte des besoins saisonniers", reprochent-ils aux paysans.

Quid de l’Etat ?

L’Etat met déjà beaucoup d’argent dans le secteur et pour que les privés accompagnent la dynamique en cours, il faut un ciblage des produits agricoles à fort potentiel industriel.

Aujourd’hui, 80% des huiles/graisses pour l’alimentation sont importées. Idem pour les produits végétaux, alimentaires, boissons, savons de lessive, animaux et viande etc.  

"Tout est pratiquement importé dans ce pays, ce qui est une véritable anomalie", déplorent certains qui suggèrent à l’Etat de créer les conditions pour attirer plus des investisseurs dans des domaines agricoles à fort potentiel de transformation et de faciliter l’accès aux crédits en faveur des privés impliqués dans le domaine agricole.

 

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