Dr. KPEMOUA kossi Essotina

Ce n’est pas agridigitale qui le dit, plutôt Dr. KPEMOUA Kossi Essotina, Directeur Scientifique de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA).

"Pour plusieurs cultures, lorsqu’on fait la récolte, on prend aussi les résidus et le sol reste nu. Et cela agit énormément sur le rendement", déplore-t-il. 

L’ITRA mène actuellement une étude pour scientifiquement déterminer la teneur du sol en azote (N), phosphore (P), potassium (K), Ph, surtout en matière organique au niveau de chaque région pour mieux agir sur les paramètres de correction afin d’améliorer les rendements.

Le compostage, une opportunité à saisir

En réalité, pour corriger la teneur en matière organique, il faut amener du compost (fumier) au sol.

Dr. KPEMOUA rapporte qu'il est recommandé d’avoir entre 5 et 10 tonnes de matière organique par hectare. Alors que le Togo dispose de 3.600.000 hectares de sols agricoles. Il faudrait donc produire en quantité et en qualité.

"Pour faire le compostage, on a besoin des résidus des végétaux et des digestions d'animaux. Il faut faire la fosse, mettre les résidus, apporter de l'eau, mouiller d'une manière et apporter les digestions d'animaux. Actuellement, il y a des substances qui aident à faire décomposer rapidement les résidus végétaux", renseigne-t-il tout en précisant qu’il existe plusieurs méthodes pour faire le compostage.

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"C'est ce que utilisent les maraîchers du littoral dont le sol est très sableux. S'ils n'utilisaient pas ce compost, ils ne vont rien récolter quel que soit l'engrais qu'ils vont mettre. Mais, les quelques rares unités de production qui existent actuellement ne seront pas en mesure  de fournir la quantité nécessaire au moment opportun", explique-t-il.

C'est pour cette raison qu’il exhorte l’entreprenariat agricole à s’engager pour que plusieurs méthodes de production de matière organique puissent se développer dans le pays pour qu’un jour on puisse parvenir à avoir la matière organique tout comme nous disposons de l’engrais minéral aujourd’hui.

"Et là,  je pense qu’on aura une certaine tranquillité quant à la productivité du sol", espère l’un des doyens de la recherche scientifique au Togo.

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