Yaya SANI, ministre togolais de l'économie et des finances (crédit photo www.republicoftogo.com)

"Le secteur agricole bénéficiera comme par le passé d'une attention accrue avec l'organisation des pôles de transformation agricole que sont les agropoles", a-t-il déclaré.

Que retenir de la loi de finances 2019 ?

D’emblée, elle s’équilibre en ressources et en charges à 1.461 milliards de FCFA, contre 1.311 milliards de FCFA en 2018, soit une progression de 11,5%.

Les recettes fiscales connaissent une hausse de 8,6% en passant de 616,6 milliards en 2018 à 669,5 milliards de FCFA en 2019,  tandis que,  les recettes non fiscales sont en baisse de 5,2%, pour s'établir à 80,4 milliards contre 84,8 milliards de FCFA en 2018.

Les recettes budgétaires enregistrent une augmentation de 49,1 milliards de FCFA pour atteindre 881,1 milliards de FCA, contre 832,0 milliards de FCFA prévus dans le collectif budgétaire 2018.

Quant aux dépenses budgétaires, elles diminuent de 25,6 milliards de FCFA.  Elles ressortent à 895 milliards de FCFA contre 920,6 milliards de FCFA en 2018. Il en découle un solde budgétaire déficitaire de 13,8 milliards de FCFA entièrement financé par le solde excédentaire des opérations de trésorerie.

L’étau fiscal sera desserré sur les entreprises

"Le Gouvernement entend poursuivre le renforcement des actions de mobilisation des recettes internes en assurant l’élargissement progressif de l’assiette fiscale afin de desserrer l’étau sur les entreprises et permettre ainsi au secteur privé de jouer pleinement son rôle  dans le développement de notre pays", a indiqué Yaya Sani.

Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre l’apurement de la dette intérieure commerciale afin de donner les moyens au secteur privé de participer à la dynamisation de l’activité économique.

M. Sani promet également que le gouvernement s’emploiera à développer les infrastructures en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’eau et d’énergie notamment l’électrification rurale.

En 2019, des projets structurants du Plan National de Développement (PND) ;  des projets ayant trait à l’emploi des jeunes à travers des recrutements prévus  dans différents secteurs de l'administration publique seront mis en route.

A cela s’ajoutent, le programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) et le programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) dont l’objectif final est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la satisfaction des besoins sociaux prioritaires.

"Les secteurs sociaux bénéficieront en 2019 d’environ 45% des allocations budgétaires", précise –t-il.

Avec la nouvelle loi de finances gestion 2019, le gouvernement se dit très déterminé à créer un environnement propice pour l’accélération de la croissance économique et partant à réduire sensiblement la pauvreté des populations les plus vulnérables.

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