L'objectif zéro faim en Afrique est possible

La fine pluie et l’état de la route (Lomé-vogan-Anfoin) presque impraticable, n’ont pas du tout découragé le monde agricole à faire nombreux le déplacement, jour apothéose pour marquer ce jubilé de perle. 600 personnes selon les organisateurs.

Un mini paradis terrestre

Antoine Kodzo Dzamah, fondateur du centre

C’est une parfaite osmose entre l’homme et la nature. Tout y est presque. Les arbres de différentes espèces, l’habitat en terre battue, les jardins, les espaces aménagés pour l’élevage… le courant d’air naturel rappelle la source de la vie et tout visiteur nourrit l’envie d’y rester.

Le principe de Lavoisier, à savoir rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme est bien respecté. Tout ce qui est consommé dans le centre, de la nourriture à la boisson, est produit et transformé sur place.

Pour les initiateurs, c’était de se prendre en charge, de s’épanouir, bref de réussir leur vie d’homme et de femme en tenant compte de leurs aspirations profondes.

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Il s’agissait aussi pour eux, de cet appel à "aider d’autres jeunes à réussir leur vie, le rêve d’une Afrique débout, c’est-à-dire des hommes et des femmes débout en apportant leurs contributions au rendez-vous universel du donner et du recevoir". 

"Nous croyons à Sichem que la misère n’est pas une fatalité", lâche Antoine Kodzo Dzamah, fondateur du centre.

La foi, la confiance en soi, la confiance en l’homme

Les partenaires et les amis ont beaucoup contribué au succès du Sichem. En lien avec la vision de départ, les initiateurs sont arrivés à s’épanouir et ont aidé d’autres, notamment la jeunesse à l’être également. 

Quelques produits du centre

"Nous pourrions dire que nous avions réussi à 100% car nous avons réussi tous les initiateurs à nous prendre en charge, à fonder les familles, à éduquer nos enfants, contribuer à mettre en route des centaines de jeunes pour la réussite de leur vie ; les jeunes du Togo, Bénin, Burkina-Faso, de la Côte d’ivoire, du Congo", dévoile Antoine.

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Il reconnaît que Sichem ne sera pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’amitié de beaucoup. 

"Notre vision d’une Afrique débout, de l’homme débout et notre foi en l’homme sont les fondements de notre action. Il s’agit pour nous de miser avant tout sur les hommes et femmes, faire confiance à chacun, croire que c’est possible de réussir ce qu’on entreprend malgré les difficultés et les obstacles ; capable de changer les mentalités, de paradigme. Ensemble et jamais tout seul. Saisir les opportunités qui se présentent sur le chemin", souligne –t-il.

Parlant de son secret du succès, il affirme : "on peut parler de succès là où l’avenir semblait boucher et qu’un chemin s’ouvre, là où un jeune désespéré a un métier aujourd’hui pour vivre, là où il y a des écoles pour faciliter l’éducation des enfants, là où il a des puits pour desservir les populations en eau potable…"

Vers une cité bonne et heureuse

C’est bien la nouvelle devise du Sichem, celle d’œuvrer pour le bien-être de tous dans les milieux. Le centre s’engage à apporter partout son expérience, s’ouvrir davantage à la jeunesse car les initiateurs pensent que "s’isoler c’est mourir".

Le thème du 30ème anniversaire "la formation des jeunes, gage d’une relève assurée" répond à l’une des préoccupations majeures des bâtisseurs, à savoir "la vision d’une Afrique débout, belle et grande".

"Sichem voudrait contribuer modestement à la préparation de la relève. La jeunesse a toujours été pour Sichem notre force car il n’était pas possible de se lancer dans cette aventure sans notre jeunesse", martèle M. Dzamah.

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En contemplant toutes ces œuvres, Antoine pense qu’il reste fort à faire.

"Nous n’avons pas tout réussi, surtout le rêve d’une Afrique débout est loin de devenir une réalité, voilà pourquoi notre marche doit continuer et s’intensifier", confie –t-il à agridigitale.

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La Rédaction

 

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