Aristide Agbossoumonde, Directeur Général du MIFA S.A.

Selon les prévisions, ce projet devrait bénéficier à 50.000 ménages représentant 300.000 bénéficiaires directs issus des groupes démunis, des exploitants familiales rurales, des organisations professionnelles (coopératives, unions, fédérations) et des micro-entreprises agricoles.

"Le FIDA contribue à hauteur de 13 milliards CFA et le gouvernement un peu plus de 7 milliards avec bien évidement les bénéficiaires du secteur privé qui vont également mobiliser des ressources", indique Aristide Agbossoumonde, Directeur Général du MIFA S.A.

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Durant les six années de mise en œuvre du ProMIFA, les 20,24 milliard de franc CFA (35,07 millions d’euro)) seront répartis sur les trois composantes du projet de façon suivante :

Les participants à la concertation technique jeudi

12,8 millions USD (7,39 milliards CFA) soit 38% pour l’appui technique au développement des chaînes de valeurs agropastorales  et l’accès au marché ; 15,2 millions USD (8,75 milliards CFA) soit 45% pour l’appui au développement des produits et services financiers ; 6,06 millions USD (3,5 milliards CFA) soit 17% pour l’appui institutionnel au MIFA, à savoir la Coordination et gestion du ProMIFA.

Une concertation technique ouverte jeudi avec les acteurs du secteur agricole, notamment les filières prises en charge dans le cadre du ProMIFA a permis aux participants de mieux appréhender les contours du programme.

Les acteurs répartis sur cinq filières (riz, maraichage, maïs, aviculture, incubation et accompagnement à la création d’entreprise) ont pu identifier pour chaque maillon de ces différentes filières, les besoins réels, proposer et valider des modèles d’agrégation par filière.

Spécifiquement, le travail consistait entre autres à retenir deux ou trois chaînes de valeurs pour lancer le ProMIFA, décrire les acteurs par maillon, positionner les banques et les Institutions de Micro Finance par rapport aux maillons forts et faibles, définir les relations contractuelles acteurs.

"Si je prends le cas de Tanko Timati, il faut qu’on arrive à avoir de manière précise les quantités, les prix, les valeurs du produit qui va être mis sur le marché. Mais rétrospectivement, il faut qu’on évalue ses besoins en investissement, disposé d’un tableau de bord clair à soumettre aux banques. Même exercice à faire avec les producteurs", a instruit Noël Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique.

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