Djiwa Oyétoundé, Chargé de programme FAO-Togo

Cette sous-exploitation ne permet pas de garantir sur le long terme, la viabilité de ce secteur, identifié comme porteur de croissance.

"Il en résulte une faible valorisation de la chaîne de valeur, notamment le maillon de la transformation qui reste encore artisanal avec peu de garantie en assurance qualité. Il est également noté des défaillances dans le conditionnement et la présentation des produits obtenus. Ces défaillances rendent moins compétitifs les produits forestiers non ligneux et leurs dérivés sur le marché national comme international",  déplore Paul Koudadjé, Directeur du Cabinet au Ministre Togolais de l’environnement.  

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Pour rectifier le tir, il préconise "une démarche de planification pour une gestion durable des PFNL afin d’assurer la cohérence et la visibilité des actions de la filière".

D’ici  2030, un nouveau plan visant à doter le Togo d’une stratégie de gestion durable des produits forestiers non ligneux sera mise en place via la seconde phase du projet des PFNL qui va coûter 282 mille dollars.

La démarche est soutenue par la FAO. Il s’agira d’élaborer de façon participative le programme national de gestion durable des PFNL au Togo, renforcer les capacités des acteurs de trois filières (karité, néré, et miel) et de mettre en place un système statistique de collecte des données relatives au PFNL.

"Son exécution va assurer la gestion durable des produits forestiers non ligneux et accroitre la résilience des communautés face aux changements climatiques", indique Djiwa Oyétoundé, Chargé de programme FAO-Togo.

Une étude exploratoire menée par la FAO a déjà permis d’identifier le potentiel du Togo en matière de produits forestiers non ligneux.

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Le potentiel du pays est énorme, notamment les produits tels le néré, le miel et le karité. "Ces produits sont non seulement importants par leur disponibilité en termes de volume ou de quantité mais aussi en termes de transformation, de commercialisation", certifie la FAO.

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La phase2 du projet permettra aussi au Togo d’élaborer une réponse au changement climatique dans le cadre de l’adaptation au changement climatique. Le document sera soumis au fonds vert pour le climat de sorte qu’à l’avenir, chaque région du pays, puisse être dotée d’un plan d’adaptation au changement climatique.

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SANDALI P.

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