Les riverains ont plutôt opté pour une source d’eau située à 2 km. Potable ou pas, même si la qualité de l’eau laisse à désirer, Komi Yima, jeune du milieu, n’a vraiment pas le choix. Il est 18h. Yima a parcouru à nouveau les 2km pour approvisionner ses bidons qu’il prend soin d’attacher solidement à l’arrière siège de son vélo.

"C’est notre seule source d’eau. Nous habitons à 2 km de ce point d’eau où il n y’a pas d’eau potable.  Le forage le plus proche, c’est à Namoukou à plus de 5 km de chez nous", raconte –t-il désabusé.

Tout comme Yima, une jeune dame a également parcouru les mêmes distances à pied pour puiser cette eau insalubre avec laquelle, la cuisine devra se faire. Les deux vivent à N’dikpè, dernière localité avant le grand pont en construction sur le fleuve Kara.

La campagne d’accès à l’eau potable, les projets nationaux d’adduction d’eau, les aides des organismes internationaux, les ONG de bienfaisance n’ont malheureusement pas encore touché N’Dikpè, toujours en attente.

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