Avec un financement de 1,07 milliard de francs CFA (environ 1,9 million de dollars), l'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) a reçu mandat de faire valoir son expertise au profit des activités menées par le Programme de développement des chaînes de valeurs agricoles dans ces trois cultures.

Selon le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Henri Eyébé Ayissi, la tâche de l'organisme de recherche gouvernemental consiste à conduire des projets de recherche-développement sur la maintenance des semences de pré-base, la production des semences de base, puis la valorisation des résultats de recherche et des technologies de transformation.


 D'une durée de 45 mois, ce projet est encadré par une convention signée lundi entre le ministère de l'Agriculture, auquel le Programme de développement des chaînes de valeurs agricoles est rattaché, et celui de la Recherche scientifique et de l'Innovation, tutelle de l'IRAD.

Deux autres volets d'intervention sont cités : la construction et la réhabilitation des infrastructures (routes) dans les zones de production des cultures, puis l'organisation de voyages d'échanges sur les techniques modernes de production de plants de bananier plantain.

Dans cette filière, une convention avait déjà été signée en 2017, prévoyant la multiplication et la livraison par l'IRAD de 5 millions de vitroplants. "Ça va booster la production de manière exponentielle", s'est réjoui à Xinhua Mahamat Abakar, le coordonnateur du Programme de développement des chaînes de valeurs agricoles.

En plus de la production de semences, le projet vise à améliorer les circuits de commercialisation des productions et à encourager leur transformation locale pour permettre d'accroître la compétitivité des trois cultures.

Pour la ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Madeleine Tchuinté, l'IRAD accomplira la mission qui lui a été assignée avec succès, car "les chercheurs du Cameroun sont des chercheurs de très haut niveau, qui gagnent des prix à l'international, qui dirigent des centres de recherche dans d'autres pays africains".

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