Samiè Messan

Samiè Messan est producteur agricole. Il ne dispose pas d’assez de terres pour exploiter de grandes superficies. Sa production agricole ne lui permet pas de prendre en charge sa famille pendant toute l’année. Messan a esquivé la faim et la honte grâce à une action qu’il n’avait pas considérée au début. 

"Je suis né à Kara où j’ai commencé par grandir avant que toute notre famille ne migre vers la région centrale où je vis actuellement. A Kara, nous nous amusions à faire du bricolage avec les branches de palmiers à huile. Quand nous avons déménagé, je n’accordais plus d’importance à ce job. C’est avec le poids des charges que j’ai eu l’idée d’en faire une activité ; et Dieu merci, cette activité me sert beaucoup dans la satisfaction de mes besoins", raconte Messan à agridigitale.

Comme matière première, Messan achète un palmier entier pour couper ses branches. Le prix du palmier va jusqu’à 500 F cfa. Sur ce palmier acheté, il n’a droit qu’à sa matière première.

Différents modèles de paniers

Avec les branches coupées, il fabrique des paniers avec ou sans couvercle et des équipements pour protéger les poussins. Les prix des équipements varient entre 700 et 1.000 F cfa.

Avec ce job, Messan réalise un chiffre d’affaires mensuel estimé à 30.000 Fcfa et s’il faut dégager les charges, il s’en sort avec la moitié du chiffre d’affaires comme profit réalisé.

Messan n’a pas de contrat pour la commercialisation de ses produits. Il prend son temps pour mettre au point ses chefs d’œuvre et les expose au bord de la route.

L’activité de Messan constitue une entreprise qui fait bénéficier les propriétaires de palmiers à huile qui n’en faisaient rien de leurs branches, des commerçants qui achètent le produit fini pour revendre et des membres de sa famille qui trouvent leurs conditions de vie améliorées.

Il a donc créé à travers cette activité, différentes catégories d’acteurs qui profitent directement ou indirectement de son bricolage.

Seulement, il ne le fait que pour survivre. Il n’a pas l’intention d’en faire une activité principale parce qu’il n’en a jamais pensé au point d’étudier cette faisabilité.

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Maliki Natchaba, de retour de la région Centrale pour Agridigitale

1 Contribution(s)

  1. INES say:

    Le terme plus approprié est la vannerie. Messan fait de la vannerie et non du bricolage, l'art de tresser des fibres végétales. Réduire son artisanat à ce terme de bricolage est assez péjoratif .

    04/12/2018 14:28:34

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