Le chef du gouvernement, a pour la 3ème fois, exposé le rapport du Togo sur la mise en œuvre des 17 objectifs du développement durable (ODD), en insistant, sur les mesures prises pour moderniser l’agriculture togolaise.

Komi Selom Klassou a fait savoir que "sur la base des données fiables, l’agriculture togolaise joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire, contribue à 40% au produit intérieur brut (PIB) et offre de l’emploi à plus de 70% de la population active".

Fort de ses potentialités, il a indiqué que le gouvernement s’était engagé à insuffler un véritable changement de paradigme en favorisant le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives capables d’offrir des travaux à haute intensité de main d’œuvre et de créer de la richesse.

"Pour établir des modes de consommation et de production durable (ODD12), le curseur est mis en priorité sur les petits exploitants agricoles avec plusieurs initiatives en leur faveur dont le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) fondé sur le partage de risques et l’accès facile à des crédits agricoles", a-t-il déclaré.

Le premier ministre du Togo a reconnu que "la terre étant le premier capital dans le secteur agricole" signalant que le Togo vient de voter "un Code foncier et domanial consensuel pour mieux garantir et renforcer la sécurité foncière aux exploitants familiaux mais aussi d’attirer des investisseurs privés nationaux et étrangers".

Toutefois, il reconnait que malgré ces avancées, des défis persistent.

"Pour corriger la faiblesse organisationnelle dans le secteur et améliorer la résilience des acteurs agricoles, un accent est mis sur le renforcement des capacités opérationnelles. Mieux, des Instituts de Formation en Agro-développement (IFAD) sont créés afin d’allier la formation et la recherche au développement de l’agriculture", a-t-il indiqué.

Il a rappelé à la tribune qu’un vaste programme des agropoles fondés sur l’approche intégrée des chaînes de valeur est en cours de réalisation avec l’appui des institutions financières telles que la Banque Africaine de Développement et la Banque Ouest-Africaine de Développement.

Pour lui, ce programme innovant est destiné à stimuler une agriculture professionnalisée à haute valeur ajoutée, bien structurée et orientée vers l’agro-industrie.

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