La jeunesse pose un pas de géant à Kigali (crédit photo @ChimimbaPhiri)

L’initiative est du gouvernement rwandais, l’Union africaine (UA) et la FAO qui à travers cette grande messe veut mettre l’accent sur l’emploi des jeunes, les TIC et l’esprit d’entreprise.

Il s’agit pour les organisateurs de libérer le grand potentiel de la jeunesse africaine pour parvenir à un développement durable.

"Nous devons agir dès maintenant pour rendre l'agriculture plus attrayante pour les jeunes. Les jeunes doivent percevoir l'agriculture comme un secteur rémunérateur et rentable", a lancé  José Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO à l’ouverture des travaux.

Il a insisté sur "la diffusion des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les zones rurales qui jouera un rôle important dans l’atteinte de cet objectif.

Le patron de la FAO a noté que la demande alimentaire en Afrique devrait augmenter de plus de 50% dans les années à venir en raison de la croissance démographique continue, de l'urbanisation rapide et des changements alimentaires à mesure que les revenus des ménages augmentent.

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"Les secteurs agricoles ont donc un potentiel inestimable et inexploité pour résoudre le problème du chômage des jeunes, mais il est bien connu que les jeunes qui cherchent à gagner leur vie grâce à l'agriculture sont confrontés à de nombreuses contraintes", a déploré Graziano da Silva.

Il a relevé que "les jeunes sont généralement employés de manière occasionnelle ou saisonnière, avec un accès limité à une éducation et à une formation technique pertinentes, un accès limité au financement, à l'information et aux marchés; et faiblement impliqués dans les processus de prise de décision".

"Ces contraintes deviennent un goulot d'étranglement qui empêche les jeunes de créer leur propre entreprise agricole d'où la migration des jeunes ruraux", a-t-il déploré.

Compétences numériques obligatoires

Après la phase diagnostique, Graziano da Silva pense que si on veut "préparer les jeunes à entrer sur le marché du travail dans les années à venir, de plus en plus d'activités et d'emplois agricoles nécessiteront des compétences numériques".

"Les coopératives ou autres formes d'association représentent le meilleur moyen de fournir aux agriculteurs familiaux et aux jeunes professionnels une assistance technique, un renforcement des capacités et un accès aux technologies modernes", a-t-il martelé.

Il suggère également de "penser au-delà des emplois agricoles et d’explorer les possibilités d'emploi dans la chaîne agroalimentaire car la demande croissante de produits de grande valeur dans les zones urbaines offre également de multiples possibilités d'emploi dans la transformation, la distribution, la commercialisation et la vente au détail de produits alimentaires".  

Pour y parevenir, il faut propose -t-il, "un nouveau type de transformation rurale, ce qui signifie que les zones rurales doivent être équipées de services de base tels que, l'éducation, la santé, l'électricité, l'acès à Internet etc.

"Ces services sont eux-mêmes une autre source importante d'emploi, en particulier pour les femmes et les jeunes", a-t-il signifié ajoutant que  "la FAO peut aider les pays à élaborer et mettre en œuvre des cadres et services juridiques et réglementaires pour l'inclusion des jeunes ainsi que des formations aux jeunes sur la littérature financière, le développement et la gestion des entreprises, ainsi que sur des solutions innovantes de financement numérique".

Pendant deux jours, plusieurs centaines de jeunes venus de divers horizons échangerons sur les connaissances et les meilleures pratiques au sujet des interfaces entre l'agriculture, l'emploi des jeunes, l’entreprenariat, les innovations dans le domaine des TIC, afin de prioriser les interventions pour aller de l’avant.

1 Contribution(s)

  1. KATAYA Wiyao say:

    Jz suis partant . On a besoin d'être formé. 92564714

    20/08/2018 23:44:09

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