Pierre Houssou

Pour cet éminent expert de la microfinance, le besoin du financement agricole est un réel problème au Bénin et il urge pour satisfaire le besoin sans cesse croissant des paysans, mettre sur pied une stratégie plus adaptée.

D’abord les chiffres. En 2017 par exemple, 69% des producteurs béninois n’ont pas de compte, et ils sont un million à bénéficier d’un payement en espèces alors que 80% de ces producteurs ont un téléphone mobile.

M. Houssou pense que c’est une opportunité à saisir par les institutions de microfinance dans le processus de digitalisation de l’agriculture.

"Il faut faire des partenariats public-privé (PPP), trouver un schéma économique efficace, et la digitalisation est un moyen efficace dont il faut tenir compte", a-t-il préconisé.

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Pour lui, le fait de rendre opérationnel les activités à travers le système mobile constitue un levier important pour atteindre beaucoup de clients dans le monde rural.

Le Togo fait également une belle expérience en matière de financement de l’agriculture via le mobile. L’AGRIPME en est une belle illustration où les paysans vulnérables reçoivent des subventions en engrais grâce à leur mobile.

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Le dernier né des initiatives MIFA (Mécanisme Incitatif pour le Financement Agricole) offre également une plateforme aux agriculteurs des zones ciblées à s’enregistrer afin de pouvoir candidater pour le financement.

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Le promoteur de la plateforme e-agribusiness animera dans les prochaines minutes dans la salle de conférence de Cotonou, un panel sur le thème : "Les solutions des start-ups pour améliorer le partenariat entre les acteurs du monde agricole".

De notre envoyé spécial à Cotonou, Etsri Anani.

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