Kossi Adjogblé, président de FeNaCoPAT rêve grand pour la filière

Les producteurs d’ananas venus de différentes régions du pays ont décidé de parler d’une même voix pour une meilleure structuration d’une filière, aujourd’hui très prometteuse.

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"Pour une filière aussi porteuse, il nécessitait une meilleure organisation.  Nous allons redonner un nouveau visage à cette filière, pour qu’elle soit plus attractive et permettre aux producteurs de jouir des fruits de leurs productions", a confié à agridigitale, Kossi Adjogblé, président de la FeNaCoPAT.

Producteur d’ananas, M.Adjogblé connaît bien les difficultés de la filière et est conscient des défis à relever.

Sa feuille de route sera focalisée non seulement sur la nécessité de rechercher des accompagnements financiers aux membres de la fédération mais aussi, développer des technologies pour une meilleure conservation de l’ananas.

"Nous manquons véritablement du financement en plus d’un marché fiable pour la commercialisation de nos produits. Les démarches seront faites pour aller vers la signature des contrats avec les marchés nationaux et internationaux", s’engage –t-il.

Payer l’ananas au bon prix

Ce qui décourage les producteurs d’ananas rencontrés à Atakpamé, est l’inexistence d’un marché garanti pour l’achat de la production.

Une fédération qui porte l'espoir de toute la filière

"Ce sont les bonnes dames qui viennent ramassés les produits à vil prix.  Même jusqu’à ce jour ; nos ananas ne sont pas vendu au kilo. Quelques fois 03 pour 100frs ou 05 à 08 fruits moyens pour 500frs. Nous sortons à chaque fois perdant mais puisque c’est  l’activité qui nourrit toute la famille, nous continuons dans le but qu’une heure sonnera un jour", témoigne M. Agbadji, producteur à Zafi dans la préfecture de Yoto (région maritime).

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Même son de cloche chez Akou Passah, productrice  dans la préfecture de l’Ave.

"Nous avons des larmes aux yeux de voir parfois nos produits pourrir dans le champ car, il y a pas de preneurs. Nous produisons et au moment de la récolte, très difficile de trouver un marché fiable pour la livraison du produit. Nous sommes laissées à nous-mêmes et chacun dans son coin s’efforce pour faire de son mieux" se lamente –elle.

Elle nourrit l’espoir que la fédération œuvrera à apporter des solutions à cet épineux problème de marché.

Au Togo, près de 4000 producteurs cultivent l'ananas. Une grande partie de l’ananas produite est consommée ou vendue à l'état frais, le solde étant transformé essentiellement en jus et fruit séché par une trentaine de micros, petites et moyennes entreprises.

"ProCat", l’espoir ?

Le projet d'appui à l'amélioration de la compétitivité de la filière ananas (ProCat) financé par l'Union Européenne et la GIZ pour booster la filière rassure les producteurs d’un avenir radieux.

"Notre premier souci est d’identifier le besoin du producteur et en fonction de ces besoins, on priorise les plus urgents afin d’améliorer la filière", explique Frédéric Kouwoaye, consultant en agriculture contractuelle et modèle d'affaires intégrés.

L’objectif du projet détaille –t-il, est de renforcer la compétitivité du secteur privé local et d’améliorer le climat d’affaire d’une manière générale mais en particulier pour l’ananas.

Le projet porte beaucoup plus sur la production biologique. La valeur ajoutée qu’apporte ce projet est de transformer ces fruits en séchés ou jus pour conquérir des marchés de niche bio.

Les producteurs espèrent vraiment qu’avec cette nouvelle relance de la filière, des contrats seront signés avec des marchés. Pour eux, cette filière aura un meilleur avenir s’ils accèdent à des crédits pour augmenter leurs surfaces cultivables.

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Palakiyêm S. de retour d’Atakpamé pour Agridigitale

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3 Contribution(s)

  1. AGUEH Souleymane say:

    Je suis à la recherche d'adresses des producteurs et exportateurs d'ananas pain de sucre bio au Togo

    15/08/2019 12:13:20
  2. Ayi koffi Adden say:

    Je ne comprend pas. Ils n'arrivent pas à bien vendre leur ananas mais ils cherchent des financement pour augmenter leur superficie et augment tout de même la production. C'est paradoxal non !

    28/07/2019 05:19:16
  3. TCHODIE POTOBAWI FIDEL say:

    Très belle initiative. Vraiment nos producteurs eb souffre quand a ce qui concerne la commercialisation de leur produits. L'élaboration des outils de gestion des risques agricoles et agrobusiness constitue un des moypour palier ce problème

    27/07/2019 23:04:16

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