Aklolo Manèkpo ramasse les fruits de mombins

Son job, rechercher des fruits de Mombins (Aklikon en langue mina), les revendre pour subvenir aux charges du ménage.  

"Les mois de Juillet et Aout sont des mois d’abondance pour moi ; ce sont des moments où les fruits de mombins produisent. Je n’y ai rien planté mais je gagne au moins 750 F.cfa (le prix auquel Manèkpo livre une bassine de fruits de mombins) à chaque fois que je m’aventure vers ces arbres. Grâce à ça, j’ai moins de soucis quand il s’agit des charges de notre ménage",  exprime –t-elle à Agridigitale.

Les fruits de mombins  sont un des produits forestiers non ligneux qui constituent des opportunités pour les communautés dans lesquelles, ces produits poussent.

Le besoin ne cesse d’augmenter

Autrefois consommés à l’état brut, la demande de fruits de mombins a augmenté ces dernières années.

Le produit est maintenant transformé ; ce qui nécessite que la quantité produite soit aussi augmentée. Le principal client de Manèkpo est aussi une dame à qui le produit constitue une matière première pour la production de jus de mombins.

Tout comme le Karité, le néré et autres, les fruits de mombins contribuent à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des conditions de vies des communautés.

Vers un monde sans faim

Ambassadeur des Nations Unies chargé de l’Alimentation et de l’Agriculture, la FAO s’est résolument engagée à conduire les communautés vers un monde sans faim. Avec plus de 70 ans d’expérience, l’organisation développe des stratégies pour apporter tout ce dont il faut pour libérer les peuples de la faim ; et c’est dans cette perspective qu’elle a accordé une importance particulière aux produits forestiers qui ont été sous-estimés dans les stratégies de lutte contre la faim et la pauvreté.

Déjà en 1991, l’institution a fait de la promotion et du développement des produits forestiers non ligneux, un domaine prioritaire pour son département, celui chargé des forêts.

Le 25 Novembre 2013 à Rome, elle n’a pas hésité à rappeler à l’occasion de la conférence internationale sur les organisations de producteurs tenue à Guilin en Chine, que le renforcement des organisations de producteurs forestiers sera un plus dans la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des moyens d’existence et le développement économique des petits propriétaires et des petits exploitants forestiers.

Convaincue qu’ils contribuent suffisamment à la sécurité alimentaire, des projets de produits forestiers non ligneux (PFNL) sont de nos jours multipliés par la FAO dans divers pays du monde.

La FAO est aux cotés des décideurs et communautés togolaises pour les accompagner vers cette situation de vie sans faim. Plusieurs actions y ont été menées par l’organisation en faveur des PFNL.

En mars dernier, une enveloppe de 244.000 dollars a été accordée au ministère de l’environnement et des ressources forestières de la part de l’organisme pour la promotion et la valorisation des PFNL au Togo.

Courant ce mois d’Août, les acteurs de ces produits, localisés dans les régions de la Kara et des savanes au Nord du pays étaient en atelier de renforcement de capacités. 

Le karité, le miel, le néré, les produits médicinales et le moringa, 5 PFNL prioritaires au Togo, ne seront plus le fruit du hasard.

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