Saka AZIALEKO

La rareté des feuilles sur les plantes par ici, le durcissement du sol par là. Tels sont les effets immédiats de la sècheresse observés dans les champs des villages de Liligodo, Adangbé et Gati (dans le canton de Gbatopé).

Pour une localité dont les activités agricoles dépendent exclusivement de la pluviométrie, c’est dur à supporter.

AMEKOUDI Messan

"On a planté les boutures depuis Janvier 2018. Mais, la pluie n’a pas suivi comme il se doit pour que les racines se développent normalement. En principe, six mois après, on devait récolter. Ce qui fait qu’en une année, on fait deux récoltes. Mais, compte tenue de l’irrégularité de la pluie, ça n’a pas bien donné et c’est maintenant que nous venons récolter. En plus de ça, il y a la dureté du sol qui rend difficile l’extraction des tubercules", déplore AMEKOUDI Messan rencontré dans son champ à Liligodo.

Même le meunier Saka AZIALEKO qui va sauver les gens dans leurs champs avec son moulin à Adangbé en paie les frais.

"D’habitude, quand le sol n’est pas dur, les tubercules regorgent suffisamment d’eau et ça nous permet de moudre jusqu’à 10 sacs de 50Kg avec trois litres d’essence. Maintenant que c’est dur, nous utilisons beaucoup plus de carburant. À peine on arrive à faire 7 sacs avec la même quantité", explique-t-il à agridigitale.

Saka fait partie de ces quelques meuniers du canton qui, au lieu de laisser les femmes parcourir plusieurs kilomètres pour venir vers eux, attachent leur moulin sur la moto et vont directement dans les champs.

"Nous faisons le sac de 50kg à 500 francs CFA. Personnellement, je fais en moyenne, un chiffre d’affaire quotidien de 4.000 francs CFA et c’est avec ça que je m’occupe de ma femme et de mes six enfants", détaille-t-il.

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