La consommation de fruits prend de l’ampleur à Lomé et fait les affaires des femmes commerçantes des marchés de Hanoukopé, Atsikpodji et de Akodessewa.

Agridigitale a rencontré certaines revendeuses qui renseignent un peu sur ce marché de fruits qui s’anime depuis des années.

Approvisionnement

Tata Nicole, revendeuse de fruits au marché de Hanoukopé (Lomé) depuis des années témoigne que les fruits sur leurs étalages viennent d’horizons divers.

"Ce sont les grossistes qui partent s’approvisionner dans les plantations à kpalimé et dans l’Agou pour les bananes et les avocats, à Dapaong pour la mangue, au Bénin et au Ghana pour les oranges, à Notsè  et au Bénin pour les ananas. Les prix ont considérablement évolué. Par exemple, le panier de bananes que nous prenions à 5000 F CFA auparavant nous revient actuellement à 12.000 f CFA. Nos grossistes évoquent les dépenses sur toute la chaine. "

Le marché

"Les appels et publicités mettent en exergues les bienfaits des fruits sur l’organisme. Du coup, les gens en ont fait leurs médicaments. Cela a donné un coup de fouet au marché. Bref, nous bénéficions d’une publicité gratuite",  se félicite  Valérie GLALAN, revendeuse de fruits au marché de Hanoukopé.

Sophie AWOUVE ajoute que "la demande est de jour en jour plus forte et tous les fruits sont prisés".

Difficultés

Pour les revendeuses,  la chaleur et la mévente sont deux ennemis  à leur commerce.

"Les deux sont liées dans la mesure où quand on ne vend pas vite, la chaleur dérange les fruits, parce que la plupart n’ont pas une longue durée de vie. Cela nous oblige par moment à les brader et c’est un manque à gagner pour nous. A la fin, on est loin des résultats escomptés sur le plan financier", déplore Valérie GLALAN.

Les femmes commerçantes plaident notamment aux chercheurs de leur proposer de bons moyens pour réussir la conservation de leurs produits.

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