Lambert NAYANTE

Pour cerner les contours de cet ambitieux projet, une rencontre d’échanges s’est déroulée en milieu de semaine passée à Lomé et a regroupé les premiers acteurs du bio au Togo, dont Lambert NAYANTE, patron du groupe Calafi.

Il a d’emblée noté qu’il faudra en premier lieu différencier les différentes parties : Producteurs, Transformateurs, Label, Certification, Cadre réglementaire et Mesures incitatives.

"Aucune des parties prenantes ne peut être juge et partie", précise M. NAYANTE.

A l’endroit des producteurs, le plus judicieux selon lui serait qu’ils soient regroupés par secteur au sein d’une corporation ou association, afin d’activer des cahiers des charges répondant aux spécificités du produit, vu que chaque produit à ses spécificités propres.

Concernant des labels, il cite l’exemple de la Belgique et du Grand-Duché du Luxembourg où les labels sont octroyés par des services publics.

Séance de travail des acteurs de l'agriculture bio au Togo

"En Belgique, c’est le Service Public Fédéral  santé publique, sécurité alimentaire, et environnement et pour le Grand-Duché du Luxembourg : le Ministère de l’Agriculture.  On peut reproduire ce modèle au Togo", a-t-il détaillé.

Le hic demeure au sujet de la certification où il a relevé tout un flou artistique consistant à noyer le poisson.

"La plupart des certificateurs sont des organismes mis en place pour  restreindre les possibilités d’exportation des pays les moins avancés en matière de réglementation de l’OMC(Organisation mondiale du commerce). Une certification particulièrement onéreuse qui enrichit ces organismes privilégiés au détriment des producteurs", déplore –t-il.

Il a suggéré la mise sur pied d’une stratégie visant la formulation d’une "charte" détaillant les critères d’éligibilité au label.

"L’octroi des labels pourrait être uniquement chapeauté par l´Institut Togolais de l´Agriculture Biologique (ITAB), qui doit être créé avec une connotation nationale", propose le consultant international.

Le Togo devrait aussi activer ses organismes de certification et privilégier le rôle de vérificateur du respect des critères du cahier des charges.

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1 Contribution(s)

  1. Mr Cheick baba kone au Mali Bamako say:

    Salut mes amis je suis intéressé de travaillé avec vos dans ces domaine pour nous permettra a développer ce activités dans notre pays au Mali en organisée ce projet au Mali

    22/01/2019 12:22:08

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