Adjoa Gbadjidjo et son équipe

Elle va s’approvisionner au Bénin voisin et dans certains petits villages du Togo pour venir livrer les revendeuses ambulantes de la capitale. Et son business, marche bien pour elle.

"Après tous les calculs, je fais un bénéfice net de 30.000 F.CFA par voyage", confie –t-elle à Agridigitale.

Le ravitaillement

Que ce soit au Bénin ou au Togo, plus précisément dans la région maritime (vogan, tagbligbo, gboto, avévé, sedomé, afagnan, agbétiko, agomé-glozou, séva, aklakou…), la culture de la canne à sucre se fait au bord des rivières ou des lacs.

La vente dans les champs se fait par tas de douze bâtons entre 1000Fr et 1200Fr. Cela dépend de la grosseur et de la taille de la canne.

Mais, généralement, un bâton fait plus deux mètres. Ensuite, les enfants et les jeunes regroupent les tas pour charger les pirogues qui les ramènent à la côte pour ensuite les mettre en voiture.

Arrivée à Lomé, Adjoa fait 13 ou 14 bâtons à 2000Fr. C’est dans ça qu’elle enlève l’argent des porte-bagages, des piroguiers et du transport.

"Actuellement, les cannes à sucre cultivées au Togo ne sont pas encore  à maturité et c’est au Bénin qu’on va s’approvisionner car ils sont en avance sur nous", précise-t-elle.

Le marché

Avec 1800 bâtons de cannes à sucre vendus après chaque 4 jours, Adjoa tire un bénéfice net de 30.000 F.cfa et s’en réjoui.

Elle témoigne qu’elle prend en charge sa famille et fait beaucoup de réalisations avec son business et conseille aux femmes de se lancer aussi.

"Selon les producteurs, la culture de canne à sucre est plus rentable que la culture du maïs",  rapporte-t-elle tout en sourire.

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