En 2010 par exemple, les producteurs d’oignon ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 47 milliards F.cfa pour une production nationale estimée à 500.000 tonnes. 

Ces résultats selon divers spécialistes, sont en pleine croissante, vu que les périmètres irrigués sont en progression ainsi que les nouveaux acteurs qui se lancent dans la filière.

L’oignon produit au Niger (Or violet) alimente non seulement le marché local mais exporté vers d’autres pays de la sous-région dont le Togo.

Moustapha Kadri, Secrétaire général de l'Association nationale des coopératives des professionnels de la filière oignon (ANFO) a reconnu en 2016 que malgré "ce potentiel de production élevé, les systèmes de production et de commercialisation de l'oignon restent traditionnels, entraînant ainsi des pertes et des manques à gagner énormes".

Pour mieux organiser la collecte, le stockage, la transformation et la commercialisation de l’oignon au plan international et créer davantage de la valeur ajoutée aux producteurs, une nouvelle société a vu le jour cette semaine à Madaoua dans la région de Tahoua (ceinture de l’oignon) et veut remporter ce grand challenge. 

Il s’agit de la Société de transformation et de commercialisation de l’oignon (Sotraco-Niger), dotée d’un capital social de 100 millions F.cfa et qui ambitionne moderniser la filière oignon dont la production à ce jour est estimée à plus de 700.000 tonnes.

Selon Moustapha Kadri, président du conseil d’administration et Issoufou Attawel, directeur général adjoint de cette entreprise cités par Niameyetles2jours, "Sotraco-Niger sera économiquement rentable et pourra fédérer l'ensemble des producteurs de la filière estimés à 4000 et qui seront eux-mêmes actionnaires".

"Au Niger, la culture de l’oignon est pratiquée en irrigué pendant la saison sèche et fraîche, de novembre à avril, dans les vallées où la nappe phréatique est suffisamment superficielle pour permettre un arrosage au chadouf (puisage de l’eau avec balancier) ou à la calebasse", indique un rapport d’étude de Moussa ASSOUMANE, Ingénieur des Techniques Agricoles, Chef du projet cultures maraîchères et fruitières (INRAN, Niger) et de Abderrahmane HILALI, Directeur du complexe horticole d’Agadir au Maroc.

Ces chercheurs soulignent qu’une partie de la production (10 à 15 %) est effectuée en hivernage, entre août et novembre.

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