Combler le gap de l'importation du lait par l'insémination artificielle

De l’avis d’Experts, les chances pour que plusieurs vaches soient en période de chaleur au même moment sont aujourd'hui très maigres.

Résultat : la production du lait n’est pas rapide. L’alternative est l’insémination artificielle, car il est possible de programmer le nombre de vache que l’on souhaite en une seule journée et elles peuvent mettre bas au même moment avec au plus une semaine de décalage.

"Ça facilite le suivi après les naissances et permet de maximiser la production avec la possibilité de recueillir une grande quantité de lait. C’est ce que les gens font et ils arrivent à s’auto-suffire pour nous renvoyer les surplus", explique ODO Pierre Badorou, Etudiant en Master1, Option production animale et halieutique à la Faculté des Sciences Agronomiques de l'Université de Parakou au Bénin.

Il fait noter qu’avec l’insémination artificielle, on peut améliorer la production pour couvrir les besoins et utiliser l’argent destiné à l’importation sur d’autres choses pour faire développer nos pays.

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"Si nous voulons nous servir de l’élevage pour nous développer en Afrique, nos pays doivent obligatoirement emboîter le pas aux pays développés dans ce domaine", souhaite-t-il.

L’insémination artificielle expliquée en français facile

L’insémination artificielle est une technique de reproduction qui consiste à déposer à l’aide des instruments appropriés, la semence (sperme) d’un taureau reproducteur dans les voies génitales d’une femelle en période de chaleur en vue d’une fécondation.

Pour faire l’insémination artificielle, il faut disposer entre autres des taureaux de hautes valeurs génétiques et des vaches en tenant compte de leur état sanitaire, leur type de production (viande ou lait), un laboratoire bien équipé (pour étudier les semences sur tous les aspects), des bombonnes contenant de l’azote liquide pour conserver les semences.

Dans la pratique, on utilise des matériels stérilisés et l’intervention se fait dans la douceur. Lorsque la semence est conditionnée en paillette, elle est préalablement décongelée dans de l’eau tiède pendant 15 à 30 secondes.

Elle est ensuite introduite dans le pistolet de cassou (qui joue le rôle de l’appareil génital du mal) vêtu d’une gaine en plastique puis d’une chemise sanitaire.

Trois avantages non négligeables

1-   Sur le plan génétique : Il y a la diffusion rapide dans le temps et dans l’espace du progrès génétique, la découverte rapide de géniteurs ayant de très hautes performances génétiques grâce au testage sur descendance qui exige l’utilisation de l’insémination artificielle.

L’éleveur a également la possibilité de choisir des taureaux en fonction des caractéristiques qu’il désir conformément à son élevage et de l’option de production animale à développer.

2-   D’ordres économiques: Il y a la renonciation aux géniteurs dans l’exploitation ; ce qui permet d’économiser les frais d’alimentation et d’entretien de ces derniers et la diminution du nombre de mal à utiliser en production et les valorisations en production de viande.

C’est aussi possible de programmer que les vaches mettent bas en période d’abondance d’alimentation.

3-   Du point de vue sanitaire: C’est un outil de prévention de propagation des maladies contagieuses ou vénériennes grâce au non contact direct entre la femelle et le géniteur.

Elle permet aussi de contrôler et de faire le diagnostic précoce des problèmes d’infertilité grâce au système de suivi individuel et permanent des vaches inséminées.

Dans le domaine de l’élevage, on peut faire l’insémination artificielle chez les ruminants comme les bovins (le bœuf), les ovins (mouton, bélier), les caprins (chèvres, boucs) ou chez les omnivores (les porcs).

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