Afo Soule Midassirou Daupoh déterminé à trouver des solutions au monde agricole

Il fait constater qu’aujourd’hui, le Togo veut sortir du cercle traditionnel où les gens partaient au champ avec la daba et la houe.  "Il faut passer à la mécanisation et pour cela il faut faire appel à l’ingénieur génie mécanique qui va essayer de trouver le remplaçant de la daba, le remplaçant de la houe pour pouvoir faire jusqu’à 1500m² dans la journée au lieu de 10m²", explique l’ingénieur Daupoh.

Il poursuit avec le rôle de l’ingénieur dans une agriculture où il existe encore des saisons où certaines denrées comme la tomate manquent. "L’ingénieur qui s’occupe de l’eau doit pouvoir savoir comment faire le captage de l’eau que ce soit l’eau de surface ou l’eau souterraine pour la mettre à disposition pour que l’agronome puisse l’utiliser pour son irrigation", détaille –t-il.

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Dans ce contexte de changement climatique, M. Daupoh pense que l’ingénieur génie électrique peut proposer à l’agronome ou au paysan, des composantes solaires pour pouvoir extraire l’eau et la véhiculer jusqu’à l’endroit souhaité.

"Vous avez produit le maïs et pour décortiquer tout ça en un laps de temps, il faut aussi de la mécanisation parce qu’au lieu de mettre 100 personnes à faire 10 sacs le jour, vaut mieux avoir une petite machine qui, en deux heures peut faire 100sacs", ajoute-t-il.

Et de 2 pour la JNI

Coup d’essai, coup de maître. Déterminés à jouer leur partition dans la réussite du Plan national de développement (PND) du gouvernement, les ingénieurs du Togo, après la première édition réussie, annoncent l’acte2 de la Journée nationale de l’ingénieur (JNI).

Elle se tiendra du 6 au 7 décembre prochain avec pour thème principal "L’ingénieur face au défi actuel du développement du Togo". 500 ingénieurs du Togo et de la diaspora, des ordres et associations d’ingénieurs de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la Tunisie sont attendus à cette édition.

La JNI2019 verra également la participation des sociétés et entreprises togolaises, des banques et assurances, des universités et institutions de formation, des étudiants, médias etc.

"Ce ne sont ni les ressources ni les compétences qui nous manquent. Nous avons besoin de les amener ensemble pour qu’elles puissent coordonner leurs actions et que nous allions véritablement vers le développement. Donc, notre plaidoyer c’est l’organisation et la mise en place d’une synergie", martèle Marius Bagny, Vice-président de l’ONIT.

Tsipoaka Kossiwa, 2ème vice-présidente du Conseil National de Direction de l’ONIT a rappelé que l’ingénieur est aujourd’hui très impliqué à chaque étape de la chaîne de valeur.

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"C’est aussi la responsabilité de l’ingénieur de construire les infrastructures pouvant permettre cette commercialisation que ce soit en termes de déplacement donc infrastructures de transport, ou que ce soit par des ondes à distance, par exemple de l’informatique pour soutenir les différents échanges monétiques qui peuvent se mettre en place", soutient Kossiwa.

Le public est donc massivement attendu pour mieux découvrir à travers les expositions et panels, les ingénieurs togolais dans l’exercice de leur fonction. Et ce sera dans exactement 120 jours. Le compte à rebours vient alors de commencer.

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