Une caisse dédiée au financement de l'agriculture

Il représente une large part du produit intérieur brut (PIB) (de 30 à 60% dans les deux tiers d'entre eux environ), emploie une proportion significative de la population active (de 40 à 90% dans la plupart des cas), est une importante source de devises (de 25 à 95% dans les trois quarts des PMA), produit la majeure partie des denrées alimentaires de base et est la seule source de subsistance et de revenus pour plus de la moitié de la population de ces pays.

Les liens étroits en amont et en aval qui existent à l'intérieur du secteur rural ainsi qu'avec les autres secteurs de l'économie produisent en outre un effet de stimulation de la croissance et de la génération de revenus.

Or, la plupart des paysans des pays en développement sont exclus des systèmes bancaires. Les taux de bancarisation du monde agricole ne dépassent pas 5 ou 6 % en Afrique.

Alors que, dans les pays développés, les banques agricoles ont joué, très tôt, un rôle majeur dans la modernisation de l’agriculture et la bancarisation des agriculteurs.

La microfinance peut offrir une partie de la réponse, car elle possède le grand atout de la proximité qui repose souvent sur une approche mutualiste.

C’est d’ailleurs une démarche très similaire qui est à l’origine des caisses locales de crédit agricole.

Au Sénégal par exemple, à l’instar de beaucoup de pays d’Afrique, le secteur rural a constitué une priorité affirmée dans les différentes politiques économiques depuis les indépendances.

Différentes structures publiques et parapubliques ont été créées pour prendre en charge l’approvisionnement en intrants et l’équipement des producteurs ruraux dans le cadre des ‘’programmes agricoles’’.

Le coût élevé et l’efficacité relativement limitée des interventions directes de l’Etat dans le financement des activités rurales ont amené les pouvoirs publics sénégalais à opérer une rupture. Celle-ci s’est traduite par l’adoption d’orientations dans le cadre de la Nouvelle Politique agricole initiée en 1984.

La CNCAS a été créée en 1984 par l’Etat du Sénégal en relation avec ses partenaires au développement avec comme mission principale la prise en charge du financement des activités rurales.

Elle est devenue la première institution de financement du monde rural au Sénégal. Ses interventions embrassent tous les secteurs d’activités du primaire (agriculture, pêche, élevage, agroforesterie) et toutes les phases (production, commercialisation, transformation). Elle dispose d’un réseau de treize agences répartis sur l’ensemble du territoire national.

Le CNCAS actuellement gère plusieurs fonds notamment le fonds koweitien qui a pour objectif d’assurer la promotion de la sécurité alimentaire à travers les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, la pêche, la transformation, le stockage et la commercialisation des produits alimentaires, le PDESOC (Projet de Développement de l’élevage au Sénégal Oriental et en Haute Casamance) ou encore le FONSTAB qui est un dispositif de financement des filières animales représentant ainsi pour cette filière un fonds de garantie et de bonification.

La suite vendredi prochain.

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