Une production respectueuse de l'environnement (photo secaar.org)

Ce fut pour Etudiants, chercheurs et autres acteurs de discuter des défis et enjeux de l’agriculture et la sécurité alimentaire afin de retrouver le rôle que peut jouer l’agroécologie. 

Elle consiste à produire de la nourriture sans porter atteinte à l’environnement, c’est-à-dire, dans un écosystème équilibré, sans sarcler, sans mettre de l’engrais.

Pour Simplice Agbavon, Secrétaire Exécutif du SECAAR, "le système mondial alimentaire a échoué de la production à la distribution en passant par la transformation" d’où la nécessité de sensibiliser les acteurs et surtout le monde estudiantin sur le mal.

Roger Zürcher, vice-président du SECAAR et conférencier de la rencontre, capitalisant plus de 20 ans d’expérience dans les pays d’Afrique et tropicaux surtout, a donc présenté l’existant plantant le décor et édifiant les participants sur le sujet.  

Entre agriculture industrielle et pratiques agroécologiques

Machines et produits chimiques ont gagné du terrain dans la conquête d’une augmentation de la productivité. Depuis les années 50 et 60, des chercheurs sont convenus à une utilisation exagérée des ressources naturelles et depuis à partir 2009 à une extinction de masse des espèces.

Selon l’OMS environ 1 million de personnes sont victimes d’empoisonnement graves 1 million dus aux pesticides et environ 22000 en meurent. Pire encore, l’agriculture participe à 24% de l’augmentation des gaz à effet de serre.

L’agroécologie depuis les anciens temps pratiquée de façon traditionnelle a nourri les hommes sur la planète sans effet nocif majeur.

Actuellement, 80% de la planète est nourrie par des exploitants agricoles disposant de moins de 2 hectares. Et, par des systèmes d’association de culture et d’utilisation de matières organiques, des exploitations aboutissent à une production saine et suffisante.

L’agroécologie peut nourrir l’Afrique

Zürcher est donc convaincu que l’agroécologie peut effectivement nourrir l’Afrique. Il a précisé que l’agroécologie pour qu’elle puisse nourrir l’Afrique et la planète Terre doit aussi tenir compte de certaines conditions telles que les habitudes alimentaires et l’éradication du gaspillage alimentaire.

Les panélistes, expérimentés dans l’agroécologie ont à tour de rôle expliqué et montré en quoi l’agroécologie est source d’emploi, de changement des systèmes économiques et de sécurité alimentaire, facteurs qui conditionnent actuellement le développement du contient.

Le SECAAR est une association regroupant 19 organisations d’Afrique et d’Europe engagé dans la promotion d’un développement intégral.

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Maliki Natchaba, Consultant en développement rural à Agridigitale

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