Joëlle Dehasse, représentante résidente de la BM au Togo en fin de mission, a reconnu que "c’est le secteur qui crée aujourd'hui et qui créera demain la majorité d’emplois".

L’institution a financé au Togo deux projets qui ont enregistré des améliorations significatives en termes de productivité pour certaines filières.

Il s’agit notamment du riz, soja, maïs, café,  cacao et le coton.

Pour elle, les avancées enregistrées par le Togo sont si importantes, et marquées aujourd’hui par une augmentation de la productivité agricole.

Mme Dehasse qui quitte le Togo pour le Niger a répondu à deux questions du journal Agridigitale.

Parmi vos domaines d’intervention au Togo, l’agriculture. Le secteur serait-il porteur ?

Le secteur agricole togolais est porteur de croissance et d’emplois, et tous les acteurs de développement du pays s’accordent sur ce point. C’est donc un secteur très important pour le pays aujourd'hui et sur un long terme.

C’est le secteur qui crée aujourd'hui et qui créera demain la majorité d’emplois. La question c’est de voir les actions à prendre pour mettre en œuvre tout le potentiel qu’offre ce secteur pour créer des emplois plus rémunérateurs. 

Le gouvernement a engagé des efforts dans ce sens avec l’appui de ses partenaires, y compris la Banque mondiale.

 Mais, la réduction de la pauvreté devra aussi passer par une transformation économique et c’est ce que vise le gouvernement avec le nouveau Plan National de Développement, non seulement avec le secteur agricole, mais aussi le secteur logistique afin de faire du Togo un hub logistique dans la sous-région.

Que va faire la Banque mondiale pour aider le Togo à concrétiser sa vision pour le secteur agricole ?

C’est un grand chantier en effet, et nous sommes déjà engagés aux côtés du gouvernement dans deux projets : le Projet d’appui au secteur agricole (PASA) et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).

Ces projets qui ont démarré en 2011 ont donné de bons résultats et ont reçu des financements additionnels tout récemment pour poursuivre les actions.

Actuellement, nous soutenons un grand programme pour la prochaine génération en termes de renforcement des capacités des acteurs, notamment pour les entreprises de services et organisations paysannes (ESOP).

Nous verrons également ce qu’il faut faire pour accompagner l’Etat dans l’agro-industrie et sur les agropoles. Ceci fait partie des dossiers que mon successeur aura à traiter avec le gouvernement lorsqu’elle prendra fonction.

Crédit photo : www.republicoftogo.com

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