Les panélistes du forum PPP (photo agridigitale)

Selon lui, les statistiques de son institution indiquent le montant de l’importation des produits alimentaires en 2015 s’élève à 5 milliards de dollars et pourra atteindre 100 milliards si rien n’est fait d’ici 2025. C’est un triste constat si l’on se rend compte que 40% de la population active du continent vit de l’agriculture.

C’est face à cette analyse que la BAD s’est résolument investi dans l’accompagnement des pays par la mise en place des initiatives parmi lesquelles, les pôles de transformations agricoles.

Au Togo, il est prévu la mise en place de 10 agropoles dans les 15 prochaines années, et la BAD, partenaire de taille a accompagné le pays dans la formulation du projet et l’opérationnalisation de l’agropole pilote de Kara.

"L’Afrique ne s’en sortira pas avec les financements des gouvernements ", prévient M. Kane.

"Le continent a besoin d’environ 300 à 400 milliards de dollars pour son développement, d’où l’intervention du secteur privé. Mais avant tout, il faudra mettre en place des conditions favorables aux investisseurs. Et sur ce point, les pôles de transformation agricoles ont mis en place des dispositifs (maîtrise de l’eau et des risques, irrigation, renforcement de capacités) pour mettre à l’aise les investisseurs", ajoute –t-il.  

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO de son côté est aussi consciente que le secteur public seul ne pourra à lui seul assurer la transformation de l’agriculture en Afrique.

"C’est pourquoi depuis 2016, nous travaillons avec l’Union Africaine (UA) pour identifier les potentialités du PPP dans la transformation de l’agriculture en Afrique", confirme Stephanka Gallatova, chargé des infrastructures et agro-industrie au siège de l’organisation en Italie.

Lire aussi : Réorienter les PPP vers l’agriculture

Stephane Akaya, Conseiller aux affaires financières à la primature du Togo estime pour sa part que les PPP apparaissent comme un outil efficace pour résoudre ces équations à multiples inconnus au Togo et en Afrique.

Abdou Diaw, Spécialiste en partenariat public-privé, directeur du cabinet d’études IP3 conseils au Sénégal précise que "l’applicabilité du PPP dans le secteur agricole se justifie par l’urgence de répondre aux besoins des populations".

"On a plus besoin de renforcement de capacités dans les domaines des sciences et technologies pour le développement de l’agro-industrie", spécifie Claude Sinzongan, administrateur principal de programmes à la Fondation pour le renforcement de capacités en Afrique (ACBF) au Ghana.

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