Michal Kurtyka

Selon les projections, d’ici à 2030, les 54 pays Africains devraient avoir besoin de 3 000 milliards de dollars pour mettre en œuvre les objectifs d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

Le président de la COP24 fait partie des acteurs mondiaux qui plaident pour une coopération mondiale pour atteindre l’objectif de température de 1,5 °C fixé par l'Accord de Paris.

Pour l’Afrique, il fait d’abord la liaison entre le développement durable et les objectifs climatiques et environnementaux.

"Il faut qu’on arrive à trouver une stratégie qui soit équilibrée qui prenne en compte les défis climatiques mais qui prenne en compte aussi les objectifs de développement parce qu’il faut que ce défi d’une planète saine ne soit pas non plus contre les objectifs de 2030 de la pauvreté ou en matière de l’accès à l’énergie", convie-t-il.

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Ensuite, il fait noter que la capacité de résistance du continent Africain vis-à-vis du changement climatique est très réduite. Pour cela, M. Kurtyka souhaite que la communauté internationale mette des instruments de la politique internationale de soutien en faveur de l’Afrique.

"Le continent Africain est le continent qui souffre le plus de la pénurie d’énergie, de la pénurie de l’eau, de la pénurie sanitaire. Sans l’implication des gouvernements, il n’y aura pas de progrès. C’est pour ça que c’est très important que la communauté Africaine se retrouve ici au Ghana pour parler ensemble des actions concertées et des besoins", justifie le président de la COP24.

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De notre Envoyé Spécial à Accra, ANANI E.

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