Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de l’UEMOA à Lomé

Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de l’UEMOA à Lomé est bien conscient de l’immensité du chantier, en ce jour, où l’Union exposera ses 25 ans de réalisations au Togo. 

Il faut d’emblée noter qu’à sa création, pour répondre aux préoccupations des populations, l’union a défini des politiques sectorielles dans tous les domaines dont l’agriculture, l’énergie, le transport etc.

"En matière de sécurité alimentaire, nous avons une politique agricole qui entre autre est fondée sur le développement d’un certain nombre de filières. Nous avons même des financements au niveau de la structuration de la filière riz, la filière maïs", informe Krikpeu.

"Le taux de croissance annuelle moyenne de nos économies sont d’année en année au-dessus de 6% donc, nous sommes dans un espace de saine gestion économique. Nous avons pu également mettre en place la libéralisation des échanges intra-communautaires associés au tarif extérieur commun, cela donne une union douanière effective depuis le 1er Janvier 2000", se félicite-t-il.

Créée le 10 janvier 1994, l'UEMOA a pour principale mission, la réalisation de l'intégration économique des États (Bénin, Burkina Faso, Côté d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) membres, à travers le renforcement de la compétitivité des activités économiques dans le cadre d'un marché ouvert et concurrentiel et d'un environnement juridique rationalisé et harmonisé.

Au Togo, la commission de l’UEMOA finance beaucoup de projets. À la fin 2018, le portefeuille actif de projets se situait au tour d’une vingtaine et embrassait tous les secteurs de l’économie.

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Dans le domaine de l’agriculture, le représentant résident fait cas des travaux de la réalisation d’aménagement de 1000ha de périmètres agro sylvo pastoral et halieutique au Togo, le programme de construction de magasin de conservation de récolte et de graines, les aménagements hydrauliques multi-usage pour la réalisation de la sécurité alimentaire etc.

Dans le domaine d’énergie, il cite l’installation des lampes à basse consommation dans les administrations et établissements publics, l’électrification rurale de 62 localités ASP et dans les 5 régions à partir de système solaire photovoltaïque.

Les défis restent immenses

Il y a certes des avancées en matière de libre circulation mais des difficultés persistent encore pour avoir l’effectivité de la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.

Au niveau du commerce intracommunautaire, le niveau de l’échange intracommunautaire est loin d’être satisfaisant.

"Le commerce intracommunautaire progresse lentement et difficilement. Il y a entre autres facteurs le fait que nos économies sont semblables. Si vous produisez certaines denrées qui sont également produites dans l’autre pays, de fait, ça réduit le niveau d’échange", démontre Assokou Raymond Krikpeu.

"En 2019, nous sommes au tour de 16%. C’est très bas par rapport à tous les efforts qui sont faits. Il y a aussi la migration en rapport avec le sous-emploi qui fonde le désespoir de nos jeunes", déplore-t-il.

En 25 ans d’existence, l’union doit donc faire face à ces différents défis nouveaux que lui impose le monde en mutation. "Ce sont des défis qui recommandent que nous puissions élever le niveau de réponses stratégiques de la commission et des Etats membres", préconise le représentant résident de l'Union à Lomé.

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