Kossi GUEVON

Depuis 2015, Kossi GUEVON, président de l’Union des Coopératives des Jeunes Producteurs Professionnels d’Ananas Bio (UCJPPAB) de Gbatopé, exploite un peu plus d’un demi-hectare dans son champ en allant vers le village Adangbé. 

Bien avant cela, il a exploité depuis l’an 2000, plusieurs autres parcelles dans d’autres champs du même village.

"Lorsque nous plantons les pieds (rejetons), on attend douze mois pour traiter avec le carbure certifié par ECOCERT qui envoie régulièrement ses agents pour venir nous inspecter. S’ils constatent des d’engrais ou d’herbicides sur ton champ, ils vont te sanctionner. La récolte a lieu cinq mois après le traitement pour ce qui concerne la variété Brazza et six mois pour la variété Cayenne lisse", détaille-t-il.

La construction sur place, de l’usine de fabrication du jus d’ananas est une bonne nouvelle mais, Kossi a déjà des preneurs.

Evitons de tricher les producteurs

"Après la récolte, nous leur faisons appelle et ils viennent chercher. Le kilo était à 90francs CFA mais, depuis que nous avons exprimé notre mécontentement en 2016, c’est revenu à100francs. Mais, j’avoue que cela ne nous arrange toujours pas. Si on pouvait nous prendre le kilo à 200francs, ça ne nous permettrait d’améliorer nos conditions de vie", confie-t-il à agridigitale.

Parlant des charges, les rejetons de cayenne lisse coûtent 25f le pied et les rejetons de brazza 2 pour 25f.

Les ouvriers prennent 3000 francs CFA pour le désherbage ou le sarclage d’une superficie d’un lot (1/16ème d’hectare) et selon les conseils de la GIZ, il faut sarcler et désherber 10 à 12 fois durant le cycle de vie pour espérer un bon rendement.

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De notre envoyé spécial dans la région, ANANI Etsri

 

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